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Directions juridiques et cabinets, développez le «réflexe collaborateur» !

Par LA LETTRE DES JURISTES D'AFFAIRES

Par Valence Borgia, Présidente d'honneur de l'Union des Jeunes Avocats
Paru dans La Lettre des Juristes d’Affaires, N° 1325 du 13/11/2017

À quelques exceptions anecdotiques près, l’ensemble des collaborateurs et collaboratrices des cabinets d’avocats exercent sous le régime de la collaboration libérale. D’après l’article 14.1 du Règlement Intérieur National, le collaborateur consacre «une partie de son activité au cabinet», le reste étant dédié à sa propre clientèle personnelle.

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Le collaborateur libéral est bien un entrepreneur dans l’entreprise cabinet. Un intrapreneur d’après le terme désormais consacré. En d’autres termes, le collaborateur ou la collaboratrice libérale traite à la fois les dossiers dont son cabinet d’accueil lui confie la charge, mais également sa propre clientèle, qui fait l’objet d’une facturation disctincte. Cela n’est pas nouveau.

C’est dans ce droit fil que la Charte des bonnes pratiques de la collaboration diffusé par le Barreau de Paris et signée par la plupart des cabinets d’affaires de la place prévoit expressément que «le cabinet s’efforce également d’adresser les clients non pris en charge par le cabinet (eu égard, par exemple, au niveau d’honoraires pratiqué ou au domaine d’activité concerné) au collaborateur / à la collaboratrice libéral(e)».

En pratique, l’envoi de dossiers par les associés à leurs collaborateurs comme le recours en direct des directions juridiques aux collaborateurs des cabinets avec lesquelles elles travaillent demeurent néanmoins encore très marginaux.

Or la collaboration libérale constitue une formidable opportunité tant pour les entreprises que pour les collaborateurs et leurs cabinets d’accueil, dont tous devraient apprendre à tirer avantage.

Les premières, pourrait ainsi confier à des interlocuteurs qu’elles connaissent – et dont elles apprécient la compétence et la technicité – des dossiers aux enjeux moindres qu’elles n’auraient pas confiés au cabinet.

Elles bénéficieraient ainsi d’une qualité de prestation certaine à un coût adapté, les collaborateurs libéraux étant libres de fixer le montant et les modalités de leurs honoraires, en dehors du système de facturation pratiqués par leurs cabinets d’accueil.

Les collaborateurs y trouveraient un moyen de développer leur clientèle personnelle, pouvant ainsi à terme et selon leur inclinaison, envisager une installation – ou une association au sein de leur cabinet – dans de bonnes conditions.

Les cabinets, enfin, bénéficieraient également du renforcement de la relation entre leurs collaborateurs et leurs clients dès lors que l’équipe dans son ensemble deviendrait alors un interlocuteur incontournable et quotidien de l’entreprise.

En effet, point de concurrence possible entre le collaborateur et son cabinet puisque les clients ne lui confieraient que les dossiers pour lesquels la valeur ajoutée des associés et la «marque» cabinet ne seraient pas exigés. C’est donc une offre de service complète et adaptée aux différents types de besoins de droit que les cabinets avec leurs collaborateurs pourraient proposer aux entreprises. Les cabinets écarteraient de surcroit tout risque de requalification des contrats de collaboration libérale en contrats de collaboration salariée.

A l’heure où les entreprises cherchent à limiter leurs coûts tout en préservant la qualité des prestations de leurs conseils extérieurs, le « réflexe collaborateur » triplement gagnant doit être développé. Un management innovant qui saurait revenir à l’épure de notre profession pour en extraire le meilleur, une appétence à l’indépendance et à l’autonomie couplée d’un moteur entrepreneurial très fort, est notre défi pour les années qui viennent. Valence Borgia Les collaborateurs, eux, sont prêts.

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