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Philippe Rochmann : "l’avocat doit être un prestataire de services à haute valeur ajoutée"

Par Laurence Garnerie


Alors que la Compagnie des avocats conseils d’entreprise de Paris et d’Île de France s’apprête à organiser son dîner annuel le 9 novembre prochain,  son président depuis 2009, Philippe Rochmann, avocat associé du cabinet Maison Eck, revient sur l’histoire et les actions de ce syndicat à la discrétion assumée.

Pouvez-vous nous présenter la Compagnie ?
Philippe Rochmann : La Compagnie est le plus ancien syndicat professionnel d’avocats encore en activité. Fondée en 1876, elle est en quelque sorte une vieille dame qui fêtera ses 140 ans l’an prochain. A l’origine, notre syndicat avait pour dénomination « Compagnie des docteurs en droit de la Seine », syndicat auquel adhéraient tous les docteurs en droit exerçant le métier de conseil juridique, avant que cette profession ne soit règlementée en 1971. Deux illustres présidents de la République furent membres de la Compagnie : Raymond Poincaré, qui en fut président, et René Coty.  Déjà, à cette époque, la Compagnie était présente pour  faire progresser le droit et défendre les intérêts de ses membres.
La spécificité de ses adhérents tenait à la rédaction d’actes juridiques, d’où l’attrait des conseils juridiques pour y adhérer. En 1971, le syndicat a pris la dénomination de « Compagnie des conseils juridiques de Paris et d’Île de France », puis en 1992, lors de la fusion entre les avocats et les conseils juridiques, sa dénomination est devenue « Compagnie des avocats conseils d’entreprise de Paris et d’Île de France ». La Compagnie est toujours présente pour aider nos confrères à se projeter dans l’avenir.
Notre syndicat est donc un acteur discret de la profession. Nos membres sont particulièrement actifs dans le domaine de la veille juridique, de la rédaction d’actes et du partage d’informations et d’expériences.
Nombre d’adhérents de la Compagnie ont toujours été au service de la profession et de ses instances dirigeantes dans le cadre de mandats électifs et d’exercice de diverses fonctions (MCO, membres du CNB, experts dans diverses commissions du CNB, administrateur de l’EFB, membre du comité de direction de la Carpa de Paris, administrateur de l’UNCA…) ou en étant des lanceurs d’alertes vis-à-vis de nos institutions.
Nous participons aussi aux réflexions d’ensemble concernant les sujets qui intéressent la profession. Je pense notamment au périmètre de nos activités menacé par d’autres professions réglementées mais aussi aux nouveaux intervenants qui « ubérisent » la justice et le droit. Nous savons qu’il faut se préparer à cette nouvelle économie et qu’il faut pour cela impérativement augmenter la valeur ajoutée de nos prestations, notamment à travers une formation initiale plus axée sur la pratique professionnelle qui permette à nos étudiants d’entrer très rapidement dans la vie active, aussi bien en France qu’à l’international. La Compagnie est plus combative que jamais : nous serons présents et actifs  pour accompagner et porter les changements à venir.
Pour ma part, je quitterai la présidence de la Compagnie à la fin de l’année 2015, heureux du travail accompli pendant ces six belles années. J’espère pouvoir continuer mon action au bénéfice de mes confrères et consœurs et pour la profession si mes confrères parisiens me font l’honneur de m’élire au Conseil de l’Ordre de Paris le 16 décembre prochain.

"Le marché est un marché de demandes et non plus un marché d'offres"


Pouvez-vous nous parler des actions et des positions de la Compagnie ?
P. R. : Comme je vous l’indiquais, nous sommes un acteur discret de la profession. Dès le 15 janvier 2015, nous avons été un lanceur d’alertes efficace quand l’article 20 bis de la loi Macron envisageait de confier aux experts-comptables la rédaction des actes juridiques et l’exercice à titre principal de certaines missions juridiques. Notre intervention a permis au service des affaires publiques du barreau de Paris de s’emparer du dossier, de mener les actions nécessaires pour obtenir le succès que l’on connaît : l’article 20 bis a été largement modifié par voix d’amendements lors des débats parlementaires pour finalement aboutir à un texte de compromis qui convenait à la profession.
Aujourd’hui, nous sommes soucieux des difficultés dont souffre la profession, écrasée par les charges et les impôts et devant faire face à une concurrence croissante. Nous pensons, au sein de la Compagnie, que nous devons nous adapter et développer la valeur ajoutée de nos prestations. L’avocat doit être un prestataire de services à haute valeur ajoutée et rester incontournable dans le conseil haut de gamme. En parallèle, nous devons être en mesure de rendre les prestations dont nos clients ont besoin et au prix qu’ils sont à même de payer dans un marché qui est un marché de demande et non plus un marché d’offre.

"Notre dîner est, nous dit-on, l'un des événements majeurs de l'automne"


Le dîner annuel de la Compagnie se déroulera le 9 novembre prochain. En quoi consiste cette manifestation ?
P. R. : La Compagnie, comme toutes les associations du barreau de Paris, organise tous les ans son dîner annuel, après son assemblée générale, au mois de novembre. Jusqu’en l’an 2000, ce dîner était organisé dans différents lieux de la capitale et nous étions une centaine de convives. En 2000, deux mois avant notre dîner, le salon retenu nous a fait défaut. Notre président de l’époque, notre ami et regretté Patrick Roquet, a eu la formidable idée de demander à Didier Chambeau et Jack Demaison, deux gastronomes avertis et reconnus dans la profession, de trouver dans l’urgence une solution alternative. Nous avons alors retenu le cadre prestigieux du restaurant Le Doyen avec son chef Christian Le Squer. Cette année-là, nous avons été plus de 150 convives et, dès l’année suivante, le bouche à oreille ayant parfaitement fonctionné, nous avons refusé des convives pour nous limiter à 220 invités,  contraints par la capacité de la salle.
Depuis 2014, Yannick Alléno officie aux pianos de cette institution gastronomique et notre dîner est, nous dit-on, l’un des évènements majeurs de l’automne, et, cette année, au cœur de la période électorale qui se termine en décembre par les élections au conseil de l’Ordre de Paris. Sont présents à ce dîner les principaux acteurs de notre profession, tous les corps de la magistrature civile et administrative, Cour de cassation, Cour d’appel, Cour administrative d’appel, tribunal de grande instance et tribunal administratif, l’ensemble des bâtonniers, les membres et anciens membres du Conseil de l’ordre, les présidents des autres syndicats et les personnalités du barreau de Paris, le président du Conseil de prud’hommes de Paris, le président de l’UNAPL, le président de la Chambre des métiers de Paris. Nous attendons cette année le président de la section contentieux du Conseil d’État, la présidente de la Cour nationale du droit d’asile et plusieurs hauts fonctionnaires représentants des autorités indépendantes ou de leur administration centrale. Ce diner, outre sa haute tenue gastronomique, rehausse le prestige du barreau de Paris par la qualité des convives qui nous font chaque année l’amitié de reconnaître le travail et la place de la Compagnie dans la profession.

L.G.

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