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Marie-Aimée Peyron et Basile Ader : "Nous voulons des avocats partout parce que le droit est partout !"

Par LJA - LETTRE DES JURISTES D'AFFAIRES

Sous le slogan "un tandem en route pour vous !" , Marie-Aimée Peyron et Basile Ader sont candidats au bâtonnat et vice-bâtonnat de l'Ordre des avocats de Paris, dont les élections auront lieu les 29 novembre et 1er décembre 2016. Présentation de leur programme.

Pourquoi vous présentez-vous au bâtonnat et au vice-bâtonnat ?
Marie-Aimée Peyron et Basile Ader : Nous voulons rendre à tous les avocats la place qu’ils méritent et développer Paris, place de droit et d’arbitrage. Nous voulons mettre nos expériences conjuguées, notre vision, nos convictions et notre détermination au service de la profession. Nos confrères s’interrogent, à juste titre, sur les bouleversements qui touchent notre métier, l’uberisation du droit, la concurrence de nouveaux acteurs, les nouvelles formes d’exercice… Nous avons des idées et des solutions à leur proposer et sommes persuadés que le barreau de Paris a les moyens de faire face à tous les défis d’aujourd’hui et de demain. Nous voulons apporter notre contribution à son développement.


Nous sommes persuadés que le barreau de Paris a les moyens de faire face à tous les défis d’aujourd’hui et de demain



Le barreau de Paris est composé aujourd’hui de 27366 avocats dont 14614 femmes et de plus de 40% de collaborateurs. Il est donc également essentiel que le bâtonnier et le vice-bâtonnier soient les garants d’un développement harmonieux de notre profession, ce qui suppose une meilleure synergie entre les hommes et les femmes, les associés et les collaborateurs dans le respect des droits de chacun, les études ayant démontré qu’elle est créatrice de valeur.

Quelle est votre position sur l'avocat en entreprise et l'avocat domicilié dans l'entreprise ?
M.-A. P et B. A. : Nous sommes favorables à la grande profession du droit, à l’interprofessionnalité et à tout ce qui participe du développement de l’activité des avocats et de la place du droit au sein de l’entreprise.
Beaucoup de directeurs juridiques en France sont déjà titulaires du CAPA. Il est regrettable qu’ils ne puissent porter le titre d’avocat qui valoriserait leur statut, la place de l’avocat et le droit dans l’entreprise, ainsi que les passerelles et ce, sous réserve, naturellement du respect de nos règles déontologiques et notamment de l’indépendance et du secret professionnel.
En ce qui concerne l’avocat domicilié en entreprise, un grand nombre de confrères assurent déjà, depuis de nombreuses années, des détachements au sein des entreprises sans que cela ne pose le moindre problème… bien au contraire.
La possibilité d’être domicilié en entreprise, qui a été votée par le Conseil national des barreaux (CNB) lors de l’assemblée générale du 1er juillet 2016, est une première étape qui, nous l’espérons, va permettre de rassurer les avocats et faire évoluer les mentalités.
Ce mode d’exercice n’est peut-être pas pour certains la solution idéale, mais il a le mérite d’avoir été adopté. Il conviendra dans ce cadre de veiller, là encore, au respect de nos règles déontologiques.
Nous voulons des avocats partout parce que le droit est partout !

La profession d'avocat doit actuellement faire face à l'émergence de nouveaux concurrents sur Internet. Comment aider les cabinets à y faire face ?
M.-A. P et B. A. : Le meilleur moyen pour l’avocat de faire face à l’émergence de nouveaux concurrents sur Internet est de faire valoir sa valeur ajoutée. Il doit organiser et investir les plateformes et mettre en relief les atouts incomparables qui sont les siens, notamment, la compétence, l’assurance civile professionnelle, la déontologie.

D’ores et déjà des magistrats se plaignent de saisines en ligne mal orientées, de l’engagement de procédures prescrites ou fantaisistes, toujours au détriment du justiciable. Il faut les contrer par des plateformes dédiées performantes et liants les avocats aux clients, comme le font déjà les barreaux américains et canadiens ou encore comme celle créée par le CNB.

Nous devons développer les services informatiques de l’Ordre des avocats de Paris avec des ingénieurs pointus, des geeks et des « process » aussi bons - si ce n’est meilleurs - que les legal start-up.

Nous devons créer des incubateurs dédiés aux jeunes entrepreneurs, labellisés par l’Ordre,  proposer un environnement dédié avec des cabinets volontaires (petits/moyens/gros) sur des modèles déjà existants au sein de sociétés d’avocats. L’Ordre doit développer ces kits et les proposer aux confrères, donner de l’impulsion à la force commerciale des confrères et ne pas être dépendants des legal start-up.


Nous proposons par ailleurs de développer les formations aux nouvelles technologies et de créer un Lab’ EFB qui accompagne les élèves-avocat.



Nous proposons par ailleurs de développer les formations aux nouvelles technologies et de créer un Lab’ EFB qui accompagne les élèves-avocats souhaitant développer des plateformes et d’accroître les bourses du Barreau Entrepreneurial/de l’Incubateur pour financer le développement des projets vraiment innovants d'un point de vue technologique et/ou numérique.

Enfin, il convient  naturellement de démontrer l’intérêt de la « compliance » des avocats pour un service de confiance, de qualité et assuré.

Certains cabinets commencent à faire de la publicité dans les journaux ou à la télévision. Est-ce un mouvement que vous souhaitez encourager ?
M.-A. P et B. A. : La profession d’avocat n’utilise pas suffisamment les moyens de communication qui lui sont offerts. Afin d’encourager la communication et afin que tous les cabinets aient la possibilité de se faire connaître, nous pensons qu’il incombe à l’Ordre de mettre à la disposition de tous les avocats des outils de communication et la négociation de tarifs.


La profession d’avocat, qui a su aider ses membres à s’emparer des blogs et internet, doit aujourd’hui investir les plateformes numériques et toutes les formes de médias.



Il est impératif que nos confrères soient formés et informés afin qu’ils communiquent mieux et davantage, et de les aider à le faire dans les meilleures conditions tant dans les domaines du conseil, du contentieux que des modes alternatifs de règlement des différends. Nous proposons dans notre programme de leur fournir les outils nécessaires à cet effet.

La profession d’avocat, qui a su aider ses membres à s’emparer des blogs et d'Internet, doit aujourd’hui investir les plateformes numériques et toutes les formes de médias.

La 4e directive anti-blanchiment est en cours de transposition en droit français. Ne craignez-vous pas que dans le cadre de la lutte contre la fraude fiscale et le terrorisme, les pouvoirs publics ne tentent de remettre en cause une nouvelle fois le secret professionnel de l'avocat ?
M.-A. P et B. A. : Évidemment. Toute occasion est bonne pour les pouvoirs publics, a fortiori dans le contexte actuel, pour tenter de remettre en cause le secret professionnel de l’avocat. Cela a toujours été et sera toujours pour les barreaux un combat à mener. Nous ne désarmerons pas ! Pour que Paris demeure l’une des premières places de droit au monde, il est indispensable que le législateur protège la sécurité juridique et donc le secret des affaires et le secret professionnel de l’avocat. Nous revivons ce que nous avons déjà vécu dans le cadre de la transposition des 2e et 3e directives avec le projet de loi relatif à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique « Sapin 2 » qui a été adopté en première lecture par le Sénat le 8 juillet 2016. Il est essentiel que le secret professionnel des avocats, pénalement protégé, soit expressément exclu du dispositif d’exonération pénale du lanceur d’alerte et continue donc à lui être opposable.

Notre détermination est sans faille et nous savons que nous aurons toute la profession dernière nous lorsqu’il s’agira de défendre le secret professionnel auquel nos clients ont droit.

Quel rôle le barreau d'affaires doit-il jouer au sein de l'Ordre ?
M.-A. P et B. A. : Notre barreau est riche de sa diversité et il est indispensable que toutes les composantes de la profession soient représentées à l’Ordre. A fortiori le barreau d’affaires qui représente un pourcentage très significatif du barreau de Paris. Notre barreau doit tirer sa force de toutes les expériences que ses membres ont accumulées, tant en France qu’à l’International. Le barreau dit « d’affaires » comme toutes les autres composantes de la profession, doit être représenté et investi au sein de notre Ordre et ce, avec succès et au profit de tous. Il est en effet indispensable que les questions qui préoccupent les cabinets d’affaires puissent être évoquées avec ceux qui les vivent au quotidien (conflit d’intérêts, Brexit, confidentialité …).

Ce barreau doit également être davantage représenté au sein des autres institutions de notre profession.

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