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Carbon de Seze : "Je ne cèderai en rien aux tentatives démagogiques de suppression du secret professionnel"

Par LJA - LETTRE DES JURISTES D'AFFAIRES

Il souhaite devenir "l'avocat des avocats" : c'est en solo que Carbon de Seze, 44 ans, brigue le poste de bâtonnier de Paris, lors des prochaines élections des 29 novembre et 1er décembre prochains. Entretien.

Pourquoi vous présentez-vous au bâtonnat et en solo, sans vice-bâtonnier ?
Carbon de Seze : Le vice-bâtonnier n'est devenu qu'un gadget électoral. Sans rôle défini, sans voix au conseil de l'Ordre, il/elle disparaît à la première tension entre le bâtonnier et lui/elle. D'ailleurs, seul le premier tandem a bien fonctionné (et n'était pas encore institué dans les textes). En outre, ce poste coûte plusieurs centaines de milliers d'euros par an. Il s'agit donc d'une dépense inutile, à plus forte raison que ses fonctions peuvent être réparties entre les membres du conseil de l'Ordre lesquels, pour rappel, ne sont pas rémunérés.

Quelle est votre position sur l'avocat en entreprise et l'avocat domicilié dans l'entreprise ?
C. d. S. : Je n'ai pas de problème conceptuel à ce que des avocats puissent exercer au sein d'une entreprise. La profession gagne toujours à s'étendre. Mais si on parle d'intégrer les juristes d'entreprise dans notre profession, il faudrait être clair sur un préalable nécessaire à l'étude de la question : le périmètre de la fusion. Ce qui n'est pas le cas pour l'instant.

La profession d'avocat doit actuellement faire face à l'émergence de nouveaux concurrents sur Internet. Comment aider les cabinets à y faire face ?
C. d. S. : L'avocat peut parfaitement faire de l'Internet un allié. Je suis d'ailleurs favorable à toutes sortes d'initiatives prises par de jeunes avocats pour développer de nouveaux concepts plus modernes autour de notre profession dans le but de répondre aux attentes des clients ou aux besoins des confrères. En revanche, les organismes privés qui franchissent la ligne de la légalité ou de notre déontologie doivent être poursuivis énergiquement, à l'instar de LegalUp, contre lequel la profession a su unir ses forces.


L'avocat d'aujourd'hui est un chef d'entreprise, un start-uper, y compris le collaborateur.



Certains cabinets commencent à faire de la publicité dans les journaux ou à la télévision. Est-ce un mouvement que vous souhaitez encourager ?
C. d. S. : Nous ne pouvons nous contenter du modèle de l'avocat à la Daumier mais devons être dans notre temps. L'avocat d'aujourd'hui est un chef d'entreprise, un start-uper, y compris le collaborateur. Il doit donc pouvoir user de tous les moyens de communication à sa disposition, à la condition qu'ils respectent nos principes essentiels. Pour s'y retrouver, les confrères peuvent se référer au guide de la communication édité récemment par le Conseil national des barreaux.

La 4e directive anti-blanchiment est en cours de transposition en droit français. Ne craignez-vous pas que, dans le cadre de la lutte contre la fraude fiscale et le terrorisme, les pouvoirs publics ne tentent de remettre en cause une nouvelle fois le secret professionnel de l'avocat ?
C. d. S. : Si, bien sûr. Et c'est un des points essentiels de la campagne. Le prochain bâtonnier sera face à un gouvernement dont on ne sait rien aujourd'hui, mais il y a fort à parier que la priorité à la lutte contre le terrorisme  - et à la fraude fiscale - sera au cœur de ses préoccupations. Or, on sait bien qu'il est tentant pour l'État de rogner sur les libertés publiques et individuelles pour renforcer cet objectif. Je ne cèderai en rien aux tentatives démagogiques de suppression du secret professionnel, dont les pouvoirs publics oublient qu'il constitue pour nous un droit autant qu'un devoir.
La loi du 3 juin 2016 relative à la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement illustre ces tentatives répétées d'atteintes au respect du secret. Elle permet le recours aux IMSI-catchers, dispositif technique permettant de capter toutes les données de communication dans un périmètre donné...
Il est donc certain qu'il y aura de nombreux combats à mener pour protéger nos libertés, nos droits et ceux de nos clients. Tous les avocats, tous les cabinets sont potentiellement concernés.


Je veux être l'avocat des avocats et je sais que je serai efficace dans ce rôle.



Et j'ai l'expérience non seulement du combat pénal mais aussi de la défense des confrères dans le cadre de perquisitions dans leurs cabinets. Croyez-moi, il faut savoir se battre vraiment pour obtenir des résultats dans ce genre de circonstances.
Je veux être l'avocat des avocats et je sais que je serai efficace dans ce rôle.

Quel rôle le barreau d'affaires doit-il jouer au sein de l'Ordre ?
C. d. S. : Un rôle essentiel. Les cabinets d'affaires ont largement démontré, par la qualité des MCO issus de leurs rangs, leur capacité à travailler beaucoup et très efficacement au sein du conseil de l'Ordre. Ils ont en outre une vision précise de certaines problématiques propres à leurs cabinets (conflits d'intérêts, etc.). Je compte m'appuyer sur les MCO de qualité pour accomplir les mille tâches qui nous attendent. J'ai donc besoin de plusieurs représentants de ces cabinets avec lesquels je sais déjà que nous travaillerons en très bonne intelligence.

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