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« Le groupe était déjà organisé pour surmonter cette crise »

Par Ondine Delaunay

Aurélien Hamelle, directeur juridique du groupe Total, témoigne de l’organisation de son groupe face à la pandémie alors que le secteur pétrolier subit, en parallèle, un choc de l’offre.

Comment le secteur pétrolier et le groupe Total ont-ils été impactés par la pandémie du Covid-19 ?

Le secteur pétrolier a subi un double choc durant ces dernières semaines, du point de vue de l’offre et de la demande. Le monde s’étant mis à l’arrêt, la demande de pétrole a été moins importante. Il faut néanmoins relativiser cette donnée puisque l’énergie fait partie des besoins essentiels de l’activité humaine et force est de reconnaître que le secteur a été plus épargné que d’autres. La pandémie du Covid-19 a par ailleurs précipité une crise de l’offre car, dans ce contexte, les pays producteurs ne sont pas parvenus à s’entendre sur un quota de production de pétrole conduisant à un effondrement des cours. Le prix du baril est descendu jusqu’à 25 $ alors qu’il cotait près de 70 $ avant la crise.

Dans ce contexte difficile, le groupe Total fait preuve d’une certaine résilience. Son bilan est solide et ses activités n’ont pas été interrompues. Il n’a pas non plus recours au chômage partiel. Son modèle d’entreprise intégré sur le secteur énergétique lui assure de pouvoir compenser les difficultés liées à la production pétrolière par ses activités en aval, notamment de distribution.

Le groupe a-t-il constitué une cellule de crise de gestion du Covid-19 ?

Absolument. Elle a été constituée durant les quinze premiers jours du mois de février, bien avant que la France ne soit confinée, pour assurer la gestion de notre activité dans la zone Asie-Pacifique. Il y a des cellules de crise locales - comme à Singapour par exemple pour l’Asie-Pacifique - et une cellule de management de crise au niveau du groupe. Cette dernière est désormais très active pour gérer la pandémie au niveau européen et mondial. Elle est dirigée par le responsable HSE, le directeur sûreté et le directeur logistique du groupe. Elle compte également les représentants des fonctions essentielles du groupe, dont le juridique. La direction juridique est au centre de la gestion de crise, au même plan que les autres métiers du groupe.

La cellule se réunit quotidiennement pour prendre des décisions importantes sur la gestion sanitaire, le suivi médical des salariés, la gestion du personnel et des prestataires. Nous évoquons également l’après-crise, notamment les questions de matériels nécessaires pour assurer la protection de nos 100 000 employés.

Quels sont les sujets urgents auxquels la direction juridique a dû faire face ?

Plusieurs sujets majeurs liés à la crise occupent actuellement nos juristes, notamment les aspects de force majeure dans les contrats. Or, il n’y a pas de réponse unique sur cette problématique juridique qui dépend des systèmes de droit de chaque pays et de la façon dont le contrat a été rédigé. Nous avons donc fixé des lignes directrices pour nos juristes et centralisons, autant que possible, les demandes.

L’équipe juridique a également eu à traiter des aspects réglementaires relatifs aux données personnelles, par exemple s’agissant de l’élaboration de registres sur les salariés infectés par le Covid-19. Au début, les régulateurs ont adopté des positions fluctuantes et divergentes d’une juridiction à une autre, mais ils ont fort heureusement fait converger et stabilisé leurs positions. Des adaptations demeurent néanmoins nécessaires post-crise. Nous avons également suivi avec attention l’évolution de la réglementation sur le régime de réquisition des masques, avec le soutien de l’AFEP, afin que les grandes entreprises puissent s’approvisionner pour protéger leurs salariés.

Enfin la direction juridique a été très occupée sur les sujets de communication boursière et de gouvernance notamment quant à l’adaptation de l’assemblée générale prévue le 29 mai prochain, ou celle des délais de publication des comptes.

Le groupe était déjà organisé pour surmonter cette crise. Le reste de l’activité juridique se poursuit donc normalement. La direction juridique continue son travail au soutien des autres directions, notamment M&A, et plusieurs opérations d’acquisitions et de cessions se préparent selon le rythme initialement prévu. 

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