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Rémy Blain, managing partner de Bryan Cave Paris

Par Chloe Enkaoua

Cet article a été publié dans la LJA n° 1261, 20 juin 2016

Il est de ceux qui ont délaissé le costume pour la robe. Fraîchement nommé managing partner du cabinet Bryan Cave à Paris, Rémy Blain met au service de son cabinet ses expériences passées à la direction juridique de grands groupes.

« Je suis désolé, j’ai oublié de mettre une cravate ! » Le pas pressé et le sourire aux lèvres, Rémy Blain fait irruption dans la salle de réunion. Depuis avril dernier et sa nomination en tant que managing partner du bureau parisien de Bryan Cave, ce spécialiste du M&A de 48 ans n’a plus une minute à lui. Devenu avocat en 2005 après plusieurs années passées en tant que directeur juridique de groupes tels que Total, Thalès et Airbus, il tient en effet à conserver en parallèle ses dossiers, lui qui connaît parfaitement les rouages des entreprises. Et sait mieux que quiconque qu’un « résumé bref et synthétisé » vaut mieux que de longs mémos.

Nomade

 

Pourtant, les longues phrases et les envolées, Rémy Blain les appréciait sur les bancs du lycée. Après un Bac littéraire, il a d’ailleurs commencé par un cursus en hypokhâgne. « Mais en voyant les débouchés, qui se résumaient principalement à normale sup où les chances d’intégration étaient variables, je me suis plutôt dirigé vers quelque chose de plus "alimentaire" et j’ai choisi le droit, avant tout pour son côté international » , se souvient ce natif de Bordeaux qui, enfant, a suivi son père militaire aux quatre coins du monde, de l’hexagone à Tahiti en passant par l’Allemagne, et se qualifie lui-même de « nomade » . Direction la faculté de droit de Paris-XI, puis l’université du Kent en Angleterre où il décroche un LLB. Une rencontre avec celle qui deviendra sa future femme plus tard, il choisit de rester à Londres et travaille pendant deux ans au sein du cabinet Gouldens, qui deviendra Jones Day en 2003. À son retour à Paris, il frappe aux portes de plusieurs cabinets de la place. Mais entre des offres peu alléchantes et des associés qui lui font remarquer son absence de 3e cycle, il finit par renoncer et s’inscrit en Master à l’ESSEC.

 


Entre des offres peu alléchantes et des associés qui lui font remarquer son absence de 3e cycle, il finit par renoncer et s’inscrit en Master à l’ESSEC


 

Dès la première année d’études, il trouve un poste chez Total. Il y restera sept ans. Rapidement, il est muté dans la division Exploration-Production, puis devient ensuite responsable juridique de la région Russie/CEI. Mais au moment de la fusion avec Elf, en 2001, il se « laisse séduire par les sirènes des chasseurs de tête » et intègre le groupe Thalès pour prendre la direction juridique de la division Concessions, avant de devenir directeur juridique d’EADS Defence.

 

De l’autre côté de la barrière

 

Au cours de cette période, Rémy Blain s’implique énormément au sein de l’AFJE, où il fait partie du conseil d’administration. En 2005, lorsqu’il décide de passer de l’autre côté de la barrière pour devenir avocat chez Willinski Scotto & Associés, beaucoup ne comprennent pas sa démarche… « Cela faisait pour moi partie d’une nouvelle évolution », se justifie l’associé. « En tant que juriste, j’avais du mal à me projeter. Avoir pour seule perspective de manager des équipes toujours plus grosses ne m’intéressait pas forcément. » Suite à une scission avec Lionel Scotto qui a fait grand bruit sur le marché, Rémy Blain décide de rester avec les équipes de WSA qui fusionnent en 2011 avec le cabinet LSK pour donner naissance à Marvell. Puis, en 2015, il rejoint le bureau de Paris de l’américain Bryan Cave. A ses côtés Fabrice Bouquier, François Alambret et Raphaël Roditi, qui viennent également renforcer le département M&A. « Comme beaucoup de mes clients étaient de grands groupes, j’ai ressenti le besoin de revenir à des problématiques plus internationales » , explique celui qui compte parmi sa clientèle des pointures telles que General Mills, Le Pain Quotidien ou encore Monsanto.

 


Ses nouvelles fonctions de managing partner ? Elles sont loin de faire peur à celui qui s’était déjà frotté au management lors de ses expériences "in house".


 

Ses nouvelles fonctions de managing partner ? Elles sont loin de faire peur à celui qui s’était déjà frotté au management lors de ses expériences "in house". « J’ai adoré structurer des équipes, coacher de jeunes talents afin qu’ils deviennent plus autonomes et identifier les risques », affirme Rémy Blain. « Aujourd’hui, c’est un peu similaire : il me faut donner l’impulsion et coordonner les projets.»

 

Tenir la distance

 


Ses objectifs sont clairs : être plus visibles sur le marché européen et attirer de nouveaux talents. « A Paris, nous souhaitons tout d’abord renforcer le M&A, le contentieux et l’arbitrage, qui sont les piliers du cabinet, et en fonction des opportunités compléter également nos équipes en social, en compliance, ainsi qu’en financement côté FinTech » , détaille l’associé.

 


Féru d’alpinisme, de triathlon et d’ultramarathon – des courses à pied de plus de 50 km –, gravir des sommets et tenir la distance ne l’effraient pas


 

Féru d’alpinisme, de triathlon et d’ultramarathon – des courses à pied de plus de 50 km –, gravir des sommets et tenir la distance ne l’effraient pas. Ce qui l’inquiète, en revanche, c’est le manque d’unification des professions du droit… Et lorsqu’il aborde le sujet, c’est son passé de juriste qui parle. « Je ne comprends pas pourquoi nous avons encore autant de professions juridiques distinctes » , déplore-t-il. « Cela ferait pourtant du bien à la profession d’avocat d’intégrer des personnes qui ont voyagé, fait des écoles de commerce, connaissent de grands groupes… L’argument selon lequel avoir un contrat de travail empêche les juristes d’avoir un avis impartial ne tient pas la route, et démontre une méconnaissance de l’entreprise. Moi, on ne m’a jamais dit quoi penser » , poursuit Rémy Blain, qui pointe du doigt des « faux débats ». Lui préconise depuis l’époque de l’AFJE une solution "à la belge", à savoir la création d’un institut des juristes (IJE). « Mais cela engendrerait une nouvelle profession réglementée, ce qui n’est pas trop la tendance avec la loi Macron, reconnaît-il. Mais tactiquement, c’est là-dessus que l’AFJE et le Cercle Montesquieu devraient insister pour faire bouger les avocats. Sinon, nous n’y arriverons pas. »

 

 

 

 

 

 

 

 
Bryan Cave
Date de création du cabinet : juillet 2008
Nombre d’associés : 4
 
Nombre de counsels : 3
Nombre de collaborateurs : 6

 

 

 

 

 

 

 

 

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