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Innovation : « le législateur et les Ordres doivent repenser la réglementation relative aux avocats »

Par Miren Lartigue

« Que pensent les jeunes avocats de l'avenir de la profession d'avocat ? » C’est à cette question que répond l’enquête réalisée cette année par le Conseil des barreaux européens (CCBE) et l’Association internationale des jeunes avocats (AIJA), présentée le 21 octobre dernier à Paris à l’occasion d’un colloque sur l’avenir de la profession d’avocat. Le point sur les principaux enseignements de cette étude avec Orsolya Görgényi, ancienne présidente de l’AIJA, et François Barré, représentant de l’AIJA en France.


Pourquoi avoir réalisé cette étude ?

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Orsolya Görgényi

Dans le cadre de la préparation du colloque sur l’innovation et l’avenir de la profession d’avocat qui s’est tenu à Paris le 21 octobre dernier, le Conseil des barreaux européens souhaitait lancer un sondage auprès des avocats afin de mesurer leur niveau de sensibilisation à ces enjeux, ainsi que leur perception de l’avenir de notre profession. Nous avons convenu que seuls les “jeunes” avocats rempliraient le questionnaire car c’est leur avenir qui est en jeu. Ce sont eux qui seront les avocats ces 20 à 40 prochaines années, et ils ne pourront donc pas éviter de relever les défis que posent la technologie de pointe et les nouvelles attentes des clients. En ce sens, l’Association internationale des jeunes avocats est la seule association mondiale qui se consacre aux avocats et aux juristes d’entreprise âgés de moins de 45 ans. Aussi, la coopération de l’AIJA sur l’enquête du CCBE était-elle une évidence.


Quels sont les principaux enseignements de cette enquête ?

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François Barré

60 % des jeunes avocats pensent que la plus grande menace pour la profession juridique est la profession elle-même : ce n’est pas l’intelligence artificielle, ni les prestataires de services alternatifs, ni encore la justice prédictive, mais la résistance pavlovienne des avocats à l’innovation. Cette réticence s’explique par le fait que nous avons tendance à être perfectionnistes, sceptiques et autonomes. Force est de constater que nous devons immédiatement changer notre attitude.

Une autre difficulté pourrait être notre manque de vision à long terme : 60 % des avocats interrogés disent que leurs structures sont conscientes des changements drastiques du marché et de la technologie mais n’ont pour autant pas pris les mesures nécessaires pour relever les défis futurs. Près de 60 % des jeunes avocats pensent que les cabinets d’avocats devront s’engager dans des partenariats pluridisciplinaires. Enfin, la grande majorité croit que, dans les cinq prochaines années, l’intelligence artificielle réalisera la majorité des tâches actuellement accomplies par les avocats, et 70 % estiment que la justice prédictive aura un impact drastique sur la profession.


Quelles conclusions en tirez-vous ?

Les cabinets d’avocats doivent agir rapidement : ceux qui n’agissent pas maintenant, ne s’adaptent ou n’innovent pas seront laissés à la traîne. Ce n’est plus le gros poisson qui mange le petit mais le poisson rapide qui mange le lent. Nous devons accueillir les nouvelles technologies dans notre travail quotidien et devenir, avec leur aide, plus efficaces et moins chers.

Le législateur et les Ordres doivent repenser la réglementation relative aux avocats, tout en sauvegardant certaines de nos valeurs traditionnelles. Faute de quoi les prestataires de services alternatifs récupèreront une grande partie du travail juridique, loin devant les avocats “bridés”. La moitié des avocats interrogés subit déjà de ce fait une pression sur les honoraires. Les activités des prestataires de services juridiques doivent être durablement réglementées, et les règles bridant les avocats assouplies. Il semble inévitable que les avocats puissent bénéficier rapidement des mêmes possibilités de “commercialiser” leurs services juridiques.

Nous devons donc commencer à nous éduquer et nous sensibiliser à ces changements. L’avenir est débordant d’opportunités exceptionnelles : nous pouvons non seulement devenir une version 2.0 de nous-mêmes, mais nous pouvons également permettre un accès à la justice ainsi que des services juridiques abordables à une clientèle en pleine expansion. Il est temps de sortir des sentiers battus.

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