Connexion

La couleur

Par Brigitte Van Dorsselaere et Paul Boulant - Image Juridique

Le client perçoit la couleur en premier, avant même la forme. Et chaque couleur possède un pouvoir d'évocation qui va faire aimer ou détester. Sélectionner les couleurs mérite ainsi une grande attention : c'est un véritable choix stratégique pour le cabinet.

Qu’est ce qu’une couleur ?


La couleur est un élément primordial pour véhiculer une image : c'est le premier élément visuel qui est mémorisé. Le client retient, en effet, d'abord la couleur, puis les formes et ensuite les mots et les chiffres.


Pourquoi une couleur ?


La couleur constitue ainsi un signe, parmi d’autres, qui permet à la marque ou au nom du cabinet d'être identifié et de s'imposer sur le marché. Cette stratégie de codification est plus particulièrement développée dans le packaging des produits alimentaires ou d'entretien, où le consommateur choisit un produit en quelques secondes et sélectionne celui qui se distingue ou qui exprime immédiatement ce qu'il est. Elle est aussi importante en matière de services. 
Elle permet :
- d’exprimer la qualité d'un service, un positionnement, un parti pris : par exemple, l’impression de solidité et l’image de marque haut de gamme du cabinet Clifford Chance tient autant à sa couleur sombre qu'à sa qualité intrinsèque. 
- de caractériser un cabinet : chaque couleur ayant une signification et une influence sur l'image que les clients et prospects se feront du cabinet.

Dans la décoration des bureaux, la couleur n'est pas le seul élément à engendrer de tels effets. Associée aux  matériaux et à la lumière, elle est cependant l'un des principaux facteurs déterminant la qualité perçue.


Quelle couleur choisir ?
 


Le cabinet peut choisir un code en vigueur sur le marché : de même que les produits d’édition juridique recourent souvent au rouge et au bleu, les cabinets d’avocats utilisent fréquemment le gris, le bleu et le rouge (exemples : Latham&Watkins, Lefèvre Pelletier & Associés, TLD, Taj). Il peut aussi aller à l'encontre des habitudes de la profession et imposer ses propres codes (par exemple : le vert flash de Bond Pearce, ou encore l’orange du cabinet Feral Schuhl-Sainte Marie).
Les codes peuvent toujours être transgressés : à quand un cabinet d’avocats qui utiliserait le rose, couleur présentée comme l'anti-thèse de la masculinité, pour se distinguer et se définir sur des valeurs plus féminines ?


Attention, les couleurs obéissent aussi à des modes : l'orange a marqué les années 70, avant d'être supplanté par le noir et des couleurs plus pastel, qui ont fait place, plus récemment, à des couleurs plus vitaminées et toniques. Europcar a ainsi viré de l'orange au vert, et le TGV Sud-Est de couleur orange a pris un coup de vieux par rapport au TGV Atlantique aux couleurs de l'Océan.


Il faut :
- connaître le sens des couleurs
- limiter le nombre de couleurs pour éviter les "effets cacatoès" et veiller à ce qu'il n'y ait qu'une dominante
- trouver son style pour se distinguer et oser recourir à des couleurs moins usitées (le vert et l’orange peu utilisées ; le rose, le jaune, le marron encore moins..) que les couleurs classiques (gris, bleu, rouge)  


>> exemples