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Démarcher par e-mailing et newsletter : conseils pratiques pour concilier efficacité et déontologie

Par Brigitte Van Dorsselaere, Image juridique

Depuis la loi Hamon du 17 mars 2014 et son décret d’application du 28 octobre 2014, les avocats peuvent démarcher sous certaines conditions, notamment par e-mailing et newsletter. Reste à savoir comment utiliser ces outils pour que l’action soit efficace, tout en respectant les règles déontologiques de la profession, au niveau du contenu, de la forme et de la diffusion.

I - Définir sa stratégie de démarchage en amont
Le cabinet doit, en amont, définir sa stratégie de démarchage et élaborer son Plan d'actions de démarchage.

Il se posera notamment les questions suivantes :

II - Élaborer un message efficace
Le message  « parfait » doit être à la fois riche en contenus, beau, séduisant et distinctif.
À cette fin, le cabinet travaillera notamment :

III - Soigner le graphisme du document

Pour obtenir une création graphique impactante, le cabinet doit :

IV- Optimiser la diffusion du message


V- Faire les bons choix technologiques

Le cabinet doit tout d’abord impérativement vérifier que la solution proposée est bien responsive, c’est-à-dire qu’elle permette d’adapter le document à l’écran d’un smartphone, ce qui est absolument indispensable à ce jour. En effet, du plus petit au plus grand écran, la taille varie de 777% ; or, le message doit rester bien affiché sur toute taille d’écran.
Ensuite, il est important que le cabinet veille à la qualité d’exécution du document en effectuant différents tests, sur plusieurs environnements destinataires, avant l’envoi du mailing ou de la newsletter. En effet, les mails sont aujourd’hui lus sur des logiciels de messagerie, des webmails, des smartphones (Iphone, Android).
Les tests porteront sur :


VI - Respecter le cadre déontologique

Le cabinet doit tout d’abord connaître les informations interdites et obligatoires. 
Le document doit ainsi :

En revanche, il ne doit pas contenir :

Le cabinet a ensuite l’obligation de communiquer « sans délai » au conseil de l’Ordre toute publicité.
Enfin, il doit  rédiger une  convention d’honoraires si le démarchage lui a ramené un dossier afin d’éviter le dérapage des honoraires et des promesses non tenues de l’avocat sur le succès de l’affaire.

VII - Enfin, mesurer l’efficacité après envoi

Pour mesurer  l’efficacité de ses actions, le cabinet doit continuer à travailler dans la phase post démarchage, notamment en analysant les rapports et statistiques :

Cette analyse des taux d’ouverture, de clic, de transformation est précieuse et permettra au cabinet d’améliorer sa performance pour les prochains envois.