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Day One pose un pied en Afrique avec Axel Jurgensen

Par Laurence Garnerie

Nouvelle étape pour Day One : le cabinet de conseil en alignement stratégique se rapproche de Jurgensen Legal Consulting (JLC) au Maroc. Marketing & communications manager chez SJ Berwin (devenu King & Wood Mallesons) de 2007 à 2011, puis Media manager et responsable de la stratégie business development Afrique chez Shearman & Sterling de 2011 à 2014, Axel Jurgensen, associé fondateur de cette structure, est nommé responsable de l’activité à Casablanca et de son développement en Afrique. Avec Olivier Chaduteau, associé de Day One, il nous explique les raisons de cette union. 

Pourquoi positionner Day One sur l’Afrique aujourd’hui ?
Olivier Chaduteau : Cette nouvelle étape s’inscrit dans notre volonté de nous développer à l’international, comme nous l’avons déjà fait aux États-Unis et, en début d’année, dans les pays scandinaves, avec l’ouverture d’un bureau à Stockholm que va diriger Daniel Vamos Fecher, responsable de notre développement dans cette région. L’Afrique est en train de se structurer comme nous l’a prouvé l’étude Navigating the Sub-Saharan Business & Legal Landscape, que nous avons réalisée il y a huit mois. C’est une région où les besoins de support au juridique, que ce soit pour les avocats, les directeurs juridiques ou responsables compliance, vont se faire sentir. À cette stratégie, s’ajoute l’opportunité de nous rapprocher d’Axel Jurgensen qui vit désormais au Maroc et que nous connaissons depuis longtemps. Il est essentiel pour nous de trouver les bonnes personnes à l’international, avec lesquelles nous partageons une vision et des  valeurs.

Sur quels pays plus précisément va porter votre action de développement ?
O. C. : Axel Jurgensen va d’abord développer la géographie proche du Maroc mais il est responsable du développement de Day One sur toute l’Afrique. Les pays francophones vont peut-être venir naturellement à nous. Cependant, il en existe beaucoup d’autres où nous pouvons être présents et nous allons nous montrer opportunistes.
Axel Jurgensen : Nous n’avons pas pour objectif de décliner notre stratégie pays par pays ; nous résonnons d’abord par zones géographiques. Les pays de droit OHADA, par exemple, ont des problématiques bien différentes de celles des pays d’Afrique de l’est, tant en termes de formation des juristes que de secteurs industriels de développement. Les cabinets d’avocats internationaux ont connu de beaux succès en Afrique, mais également parfois des échecs cuisants. On ne peut plus s’y installer comme il y a quelques années. Cela demande de bien étudier le marché a priori et de proposer une offre à la fois adaptée à la typologie des directions juridiques présentes et cohérente avec la marque globale. Aujourd’hui, il existe une vraie demande de conseil.

Concernant plus particulièrement le Maroc, plusieurs cabinets internationaux se sont installés à Casablanca durant les quatre dernières années. Où en est le marché aujourd’hui ? 
A. J. : Une douzaine de cabinets internationaux sont aujourd’hui installés au Maroc. Le pays a connu deux vagues d’installation : d’abord celle des Français comme Gide ou UGGC, puis celle des anglo-saxons qui, soit ont installé leurs équipes, soit ont débauché les équipes des cabinets français déjà sur place. Cela a été le cas d’Allen & Overy, qui a recruté l’ancienne équipe de Gide, menée par Hicham Naciri, ou plus récemment de Dentons, qui a débauché Patrick Larrivé de chez UGGC, ce qui a obligé les cabinets hexagonaux à se restructurer. Le Maroc est une terre de développement pour les anglo-saxons car beaucoup de directeurs juridiques ont été formés dans leurs cabinets. Ceux-ci ont soif de travailler avec ces marques, à la condition, devenue presque sine qua non, qu’elles aient une présence sur place.

Cela va donc contre l’idée reçue que l’on peut travailler au Maroc depuis Paris ?  
A. J. : Les directions générales expriment de plus en plus le souhait de travailler avec des cabinets ayant une implantation locale, non seulement pour la réalisation de leurs opérations locales, mais aussi – et de plus en plus – pour les accompagner sur leurs grands projets d’infrastructure sur le continent.

Qu’en est-il justement du développement de la fonction juridique en entreprise ? 
A. J. : Les directions juridiques sont en train de se structurer. On assiste aujourd’hui, notamment en Afrique du nord, à l’émergence de directions juridiques importantes, composées parfois de 30 à 40 collaborateurs, principalement dans les secteurs énergétiques, miniers et des transports. Elles sont également mieux hiérarchisées, et leur problématique du moment consiste à se doter des bons process pour intervenir plus en amont et de manière plus structurée, en véritable business partner, ce qui constitue notre cœur de métier.

Sur quels types de dossiers sollicitent-elles les cabinets internationaux ? 
A. J. : Principalement sur les grands projets d’infrastructure, l’arbitrage, le M&A, le financement et l’IP. Concernant le contentieux, le social ou l’immobilier, elles font appel à des cabinets locaux, notamment en raison de problématiques évidentes de langues et de barreaux.

Voit-on émerger des champions locaux ?
A. J. : Oui, ils sont déjà bien connus. Au Maroc, on peut citer notamment Hicham Naciri qui, bien qu’aujourd’hui adossé à Allen & Overy, possède une renommée propre, tout comme Mustapha Mourahib chez Clifford. Du côté des cabinets locaux, des firmes comme Kettani Law Firm et FIGES - Mernissi, bénéficient elles aussi d’une bonne reconnaissance sur le marché, notamment en arbitrage. Et il y en a beaucoup d’autres ! Les avocats marocains renommés ont montré ces dernières années une appétence pour les cabinets anglo-saxons, mais ils posent désormais leurs conditions et se montrent de plus en plus exigeants dans la négociation, d’où la nécessité d’être bien préparé.

Propos recueillis par L.G.

Cette interview a été publiée dans la LJA 1211 du 1er juin 2015

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