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« Il y aura un après Covid-19 et l’on voit déjà se dégager des tendances »

Par LA LETTRE DES JURISTES D'AFFAIRES

Alexandre Menais, vice-président exécutif et secrétaire général du groupe Atos, analyse l’adaptation de son groupe et les opportunités pour les entreprises du numérique face à la crise.

Comment votre secteur d’activité et votre entreprise se sont-ils adaptés à la crise du Covid-19 ?

De nombreuses opportunités se présentent pour les entreprises du numérique dans cette période de confinement et on anticipe un changement d’habitudes pour le jour d’après. Les nouveaux usages qui sont nés du confinement vont devenir autant d’opportunités à saisir pour le secteur.

S’agissant d’Atos, nos 110 000 collaborateurs à travers le monde ont démontré une formidable capacité d’adaptation. En quelques jours nous sommes passés d’environ 30 % à 96 % de travail à domicile. L’activité se poursuit même s’il y aura des conséquences car certains de nos clients, qui sont dans des secteurs en difficulté, nous demandent de réduire certains services. Pour autant, Atos est parfaitement armé pour faire face à la crise. Nous pouvons compter sur certains amortisseurs car les deux tiers de notre chiffre d’affaires sont le fruit de contrats pluriannuels et les trois quarts sont liés à des activités critiques (cybersécurité, etc.) notamment dans le secteur public.

Quels sont les sujets urgents auxquels vous avez dû faire face ?

La première priorité a été la sécurité de nos collaborateurs. En parallèle, nous avons cherché à assurer au maximum la continuité de nos opérations pour nos clients. Dans cet esprit, nous accompagnons nos clients qui peuvent connaître selon des secteurs d’activité des difficultés ou au contraire des accroissements de demandes. C’est l’un des paradoxes de cette crise, elle voit des secteurs violemment contraints et d’autres avec de nouveaux besoins. Une société de services comme la nôtre doit être capable de s’adapter pour répondre aux défis de ses clients. Nous avions engagé au début de l’année une transformation de notre groupe pour une approche sectorielle plutôt que par métiers. Une orientation qui, par la force des choses avec cette crise sanitaire, trouve tout son sens. 

Que devons-nous apprendre de cette crise ?

On va assister à une forme de relocalisation de certaines activités notamment vitales et symboles de souveraineté.  

Il y aura un après Covid-19 et l’on voit ici ou là déjà se dégager des tendances même s’il est peut-être encore trop tôt pour faire des conclusions définitives. Chez Atos, les 200 experts de notre communauté scientifique y travaillent depuis les premiers jours de la crise, anticipant plusieurs évolutions (travail à domicile, sécurité, blockchain, traçabilité et décarbonation).  On va assister à des conséquences induites à ces évolutions notamment dans les régulations de la protection des données, le besoin de sécurité numérique mais aussi sur l’environnement avec une relance qui devra être durable et inclusive socialement. Le management des organisations devra aussi évoluer à nouveau pour aller vers plus de décentralisation et de responsabilisation des communautés de proximité et un changement dans la définition des préférences collectives au sein des entreprises.   

Comment appréhendez-vous les futures opportunités en matière de M&A ? 

Nous n’allons pas nous jeter sur les premières cibles venues car elles sont en difficultés. Une acquisition doit être créatrice de valeur sinon il ne faut pas la faire. Toutes les évolutions que nous évoquions vont être des paramètres structurants pour nos clients, pour notre secteur et donc déterminantes sur notre stratégie d’acquisition et générer des opportunités, mais pas au milieu de cette crise.

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