L’avocate est réputée pour sa détermination et son engagement en faveur de l’égalité, de la diversité et de la mixité professionnelle.

Membre du Conseil de l’Ordre depuis 2018, elle avait affirmé durant sa campagne vouloir « porter les valeurs de l’entrepreneuriat et de l’engagement social au sein de l’Ordre des avocats de Paris ».  

Elle va aujourd’hui au bout de sa démarche en créant un nouveau cabinet, très original, baptisé bEthics Avocats. La lettre B faisant référence bien sûr à Brugère, mais également au bemol, symbole de solfège destiné à indiquer sur une partition un abaissement de ton. « Derrière ce nom, je voulais montrer l’idée de former, à plusieurs, une symphonie où chacun a un rôle à jouer pour parvenir à une composition harmonieuse, détaille Solenne Brugère. Un travail qui mêle des experts issus de divers métiers et qui partagent le même engagement à l’égard du client avec respect, écoute et bienveillance ».

C’est après diverses rencontres avec des juristes d’entreprises portant le titre de déontologue que l’idée a germée : former un cabinet dédié à la compliance éthique, c’est-à-dire aux enjeux sociaux et sociétaux des entreprises. « Cette notion regroupe finalement tout ce que peut faire l’entreprise au quotidien pour favoriser l’égalité professionnelle, la diversité, la santé, l’inclusion des personnes porteuses de handicap visible ou invisible, la lutte contre les violences, mais aussi l’adaptation des sociétés de leurs produits et services au vieillissement de leurs clients et salariés », explique l’avocate. Bref toutes les notions qui font parties du rapport annuel RSE, aujourd’hui appelé déclaration de performance extra-financière (DPE) et dont le contenu ne cesse d’être renforcé. Un véritable serpent de mer pour les entreprises qui ne peuvent aujourd’hui plus passer à côté du sujet. « La prévention est indispensable en la matière, insiste Solenne Brugère. C’est pourquoi nous avons construit une offre commune avec divers professionnels pour répondre aux besoins spécifiques de chaque entreprise ». Et par-delà le positionnement original, c’est sans doute là que l’offre est inédite : proposer une offre sur-mesure aux entreprises clientes qui mêle les compétences de divers professionnels – avocats ou non- sur chaque expertise recherchée. Par exemple, sur les sujets de lutte contre les violences et des comportements maltraitants, l’avocate propose d’intervenir avec une assistante sociale chargée d’identifier les personnes soumises aux violences, avec une sophrologue, avec un expert du stress, une thérapeute, etc. Elle collabore également avec My Kim Yang Paya, associée du cabinet Seban & Associés, co-fondatrice et présidente de l’association Avocats femmes et violences et spécialiste du droit des sociétés et de l’économie sociale et solidaire.

Sur d’autres expertises, elle compte travailler avec les avocates Bénédicte Bury pour les enjeux RSE, Catherine Leclercq pour le droit des affaires et les contrats commerciaux éthiques, Laure Tric pour le droit pénal des affaires, du travail et de la santé, ou encore Benoit Goblot, spécialiste de la communication marketing sur l’éthique, sans oublier Véronique Chapuis-Thuault, vice-présidente de l’AFJE pour la formation et la déontologie et ambassadrice de Respect Zone Handi. Mais également bien d’autres professionnels… la liste est déjà longue.