Neuf cabinets sur le dossier syrien de LafargeHolcim

Paru dans La Lettre des Juristes d'Affaires N°1334 du 22 janvier 2018

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Lafarge Cement Syria, la filiale syrienne du groupe LafargeHolcim, est mise en cause pour avoir pactisé avec l’Etat islamique entre novembre 2013 et septembre 2014 afin de maintenir son usine de Jalabiya, au nord du pays.

Elle lui aurait fait remettre plus de 500 000 dollars et lui aurait acheté, via des intermédiaires, des matières premières, dont du pétrole, en violation d’un embargo de l’Union européenne.

Mandaté par l’entreprise, le cabinet Baker McKenzie (Ryan Fayhee, associé du bureau de Washington) a mené une enquête interne confirmant le versement de sommes à des groupes armés, dont Daech.

La justice tente désormais de savoir si les dirigeants étaient au courant. À l’heure actuelle, six d’entre eux ont été mis en examen pour financement d’une entreprise terroriste, mise en danger de la vie d’autrui et pour infractions douanières.

Le groupe Lafarge est représenté par Jean-Michel Darrois et Christophe Ingrain, du cabinet Darrois Villey Maillot Brochier.

Bruno Lafont, ancien PDG, est assisté par Hervé Temime, du cabinet Temime Associés.

L’ancien directeur général, Eric Olsen, est assisté de Pierre Cornut Gentille, du cabinet French Cornut Gentille & Associés.

Christian Herrault, ancien directeur général adjoint, est accompagné par Solange Doumic, du cabinet éponyme.

Jean-Claude Veillard, directeur sûreté de Lafarge, est représenté par Sébastien Schapira du cabinet Schapira Associés.

Bruno Pescheux, directeur de l’usine de 2008 à 2014, est conseillé par Daniel Soulez Larivière et Aurélia Grignon, associés du cabinet Soulez Larivière & Associés.

Frédéric Jolibois, directeur du site à compter de 2014, est défendu par Jean Reinhart, du cabinet Reinhart Marville Torre.

L’ONG Sherpa s’est constituée partie civile. Elle est assistée par Marie Dosé.