Marc Mossé, qui vient de succéder à Stéphanie Fougou à la tête de l’AFJE, a, tout au long de sa carrière été sensible à l’intérêt public.

D’abord collaborateur d’avocats au Conseil d’État et à la Cour de cassation – il a été deuxième secrétaire de la Conférence des avocats aux Conseils – il a également été l’assistant parlementaire de Robert Badinter au Sénat avant de rejoindre le cabinet August Debouzy en 2000.

Après cinq ans, c’est auprès du cigarettier Philip Morris qu’il devient juriste, motivé par l’enjeu d’adapter le comportement de l’entreprise aux impératifs de santé publique.

C’est en 2006 qu’il entre chez Microsoft et prend la tête du département juridique, affaires publiques et citizenship de la firme américaine au sein de laquelle il découvre l’approche collaborative du travail et l’intégration des nouvelles technologies, ainsi que le souci de l’éthique.

Ayant évolué au sein d’une entreprise pionnière de la transformation digitale qui a considéré la direction juridique comme un contributeur à la stratégie globale de l’entreprise, il apporte cette expérience au sein de l’AFJE.

Européen convaincu, et alors que l’AFJE vient d’installer un bureau secondaire à Bruxelles, il est persuadé que l’ouverture vers l’Union européenne est indispensable pour rassembler et harmoniser les professions du droit.

Il milite notamment pour que les juristes français se voient conférer, à l’instar de leurs homologues d’autres pays de l’Union, le legal privilege.

Estimant que les juristes et les avocats exercent le même métier mais ont des fonctions différentes, Marc Mossé constate l’accroissement du besoin de droit dans nos sociétés. « Il faut préparer le juriste de demain, qui sera producteur de sens », considère-t-il. (Lire également notre portrait dans LJA magazine n° 57).