Importée en France par les cabinets anglo-saxons, la fonction de managing partner est parfois considérée comme un fardeau par les avocats. Mais, se consacrer à la gestion du cabinet sans abandonner ses dossiers demeure possible.

Véritable gestionnaire du quotidien, le managing partner est présent sur tous les fronts. Porteur de la stratégie de développement du cabinet, il initie la réflexion et fédère les avocats autour d’une vision commune, tout en veillant à leur épanouissement professionnel et au maintien de l’équilibre entre collaborateurs et associés. « Pendant quatre ans, j’ai assuré les fonctions de directeur administratif et financier, ambassadeur du bureau parisien, directeur des ressources humaines et… chef de chantier ! », résume Pascal Chadenet, ex-managing partner de Dentons.

Ce rôle accroît sa visibilité auprès de ses confrères et développe son réseau. Mais pas uniquement. « Devenir managing partner m’a permis de connaître tous les rouages d’une structure internationale et de me frotter à son fonctionnement financier, précise Arnaud Cabanes, ex-managing partner de Baker McKenzie. Il s’agit d’une preuve de confiance car, à mon sens, gérer une structure est faire œuvre utile au profit de la collectivité. » Cette aventure apporte un renouveau au quotidien après des années d’association. Elle peut même donner lieu à d’autres aspirations (bâtonnat, ordre) ou constituer un tremplin. Ainsi, après huit années de mandat, Marie-Aimée de Dampierre, associée d’Hogan Lovells, vient d’être nommée managing partner de l’Europe continentale, tandis que son prédécesseur à ce nouveau poste est devenu responsable mondial de la pratique IP.

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