Quinze ans après sa création, c’est la fin de l’aventure pour le cabinet de niche Staub & Associés. Mais c’est surtout le début d’une nouvelle. La boutique annonce en effet son rapprochement avec DS Avocats.

Sylvain Staub et Antoine Gravereaux, les deux associés, rejoignent lundi le cabinet accompagné de l’intégralité de leur équipe constituée notamment d’un counsel, Thomas Beaugrand, et de quatre collaborateurs : Olivier Pignatari, Thibaud Le Conte Des Floris, Inès Jousset et Raphaël Krowicki.

« À ce stade de développement de notre activité, et pour nous permettre de passer à l’étape d’après, nous ressentions le besoin d’intégrer un cabinet structuré et multi-compétence », reconnaît simplement Sylvain Staub.

Car au-delà d’une pratique IT bien installée sur la place, l’équipe est surtout réputée pour son activité data protection. Les avocats interviennent pour des PME, ETI et des grands comptes.

On pourra par exemple citer des groupes comme Société Générale, Vinci, Publicis, Bureau Veritas ou encore Lagardère.

Or les nouvelles réglementations ont clairement bouleversé les pratiques dans cette matière. « Le RGPD est le fer de lance de la création d’une nouvelle gouvernance pour l’entreprise. C’est une réglementation transverse, qui touche toutes les strates et tous les métiers de toutes les entreprises. Traiter des problématiques RGPD suppose donc une interaction avec plusieurs expertises connexes comme par exemple le droit de l’urbanisme, le droit de l’environnement, le droit social ou le droit des sociétés, détaille l’associé. Rejoindre un cabinet full services nous permet donc de nous adapter aux demandes de nos clients et à l’évolution des problématiques que nous traitons. »

Le choix de DS Avocats ne doit rien au hasard. Sylvain Staub ayant exercé durant le début de sa carrière dans diverses firmes mondiales, il a, cette fois-ci, délibérément pris le parti de s’allier à un cabinet français, full services et bénéficiant d’une ouverture sur l’international. « DS Avocats est proche des valeurs de notre profession et en même temps extrêmement innovant dans sa manière d’approcher le métier d’avocat, en interaction avec des legaltech et d’autres métiers du conseil et de l’IT », soutient-il.

Les associés de la structure ont en effet vu d’un très bon œil l’intégration d’un avocat fondateur d’une legaltech, qu’ils voient comme une réelle opportunité de développement aussi pour eux.

Car au-delà d’être avocat, Sylvain Staub est fondateur et CEO de Data Legal Drive, une plateforme de pilotage du RGPD.

Une legaltech, d’ailleurs présente au ParisRegtech Forum (cf. LJA 1415), qui revendique 200 clients et une vingtaine de salariés.