«Le monde a évolué, les clients ont changé, l’avocat s’est adapté ! ». La phrase d’ouverture du site internet du nouveau cabinet de Laurence Kiffer donne le ton.

La flexibilité, c’est l’idée fondamentale de ce troisième départ pour l’associée qui, depuis 1988, a acquis toute l’expertise du règlement des litiges, en passant du judiciaire aux modes alternatifs des différends.

Après vingt ans chez Derains & Associés, puis douze ans chez Teynier Pic, Laurence Kiffer souhaite aujourd’hui tester une nouvelle façon de travailler dans un environnement qu’elle qualifie de «  changé  ».

Elle explique  : « Lorsque que j’étais membre du Conseil de l’Ordre, j’ai longuement travaillé sur l’évolution de la profession d’avocat. J’ai beaucoup appris et je souhaite aujourd’hui avoir la possibilité de m’adapter à ce que sera le métier dans cinq ou dix ans grâce à une structure très souple ».

C’est ainsi qu’installée dans l’espace de coworking Avocap, elle a fondé « une boutique spécialisée qui s’adapte aux besoins des dossiers et des clients ». Le règlement des litiges demeure le cœur de cible de son activité, que les dossiers soient traités sur le plan judiciaire, notamment dans le cadre des problématiques de risques industriels, mais également en arbitrage ou en médiation.

Elle intervient bien sûr en tant qu’avocate, mais aussi comme arbitre ou comme médiatrice. Elle se forme actuellement aux questions d’intelligence artificielle et de dématérialisation, qu’elle aborde avec intérêt et enthousiasme. Pour l’exercice de sa pratique, Laurence Kiffer souhaite nouer des partenariats informels avec d’autres confrères et ainsi constituer des équipes de spécialistes en fonction des besoins des dossiers.

«  Le contenu des affaires d’arbitrage implique le traitement de problématiques très diverses, comme par exemple le droit des sociétés, ou le droit minier, le droit immobilier, ou le droit de l’environnement…, raconte-t-elle. Je souhaite travailler avec de véritables spécialistes de chacune des expertises ».

De la même façon, elle aura recours aux compétences de ses confrères étrangers avec lesquels elle a tissé des liens au cours de sa carrière professionnelle ou d’élu. Des collaborations informelles, qui sont selon elle « les plus adaptées à la pratique de l’arbitrage international car elles permettent de limiter les conflits d’intérêts ».

Laurence Kiffer sera ainsi loin d’être isolée et ne se privera d’aucun type de dossiers.