Joséphine Deeje Mansour, nouvelle directrice juridique de Soitec

Paru dans La Lettre des Juristes d'Affaires n°1371 du 5 novembre 2018

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Soitec, groupe grenoblois coté au SBF 120 et spécialisé dans la conception et la production de matériaux semi-conducteurs utilisés notamment dans les smartphones, tablettes et ordinateurs, vient de nommer Joséphine Deeje Mansour comme general counsel et senior vice president.

Également membre du Comex, elle a vocation à accompagner le développement de la société, en France comme à l’international. Rappelons que la société connaît une belle progression de ses ventes et de son chiffre d’affaires depuis plusieurs mois. Elle a notamment annoncé l’acquisition des actifs de Dolphin Integration en août dernier. La nouvelle directrice juridique intègre donc un groupe en pleine expansion. C’est d’ailleurs ce qu’elle recherchait.

Âgée de 39 ans, Joséphine Deeje Mansour est titulaire d’un DEA de droit des affaires (Paris II, 2003) et d’un LLM de NYU (2008). Elle a débuté sa carrière en tant qu’avocate, d’abord dans l’équipe immobilière de Freshfields Bruckhaus Deringer (2003- 2007) avant d’intégrer le département corporate de Cleary Gottlieb, à New York puis Paris (2008-2012). Elle a ensuite choisi de rejoindre un client, pour devenir juriste chez Carrier Transicold.

Un an plus tard, elle en était nommée directrice juridique EMEA et créeait son équipe. En 2015, elle était devenue senior executive director d’UTC Fire & Security. Elle est par ailleurs membre du Cercle Montesquieu.

« J’avais envie de nouveaux challenges, explique-t-elle. Participer à un projet global, mené par un management qui conçoit la matière juridique comme étant moteur pour la dynamique du groupe ». Pleine d’enthousiasme, elle a entrepris une réorganisation de l’équipe de huit juristes en place. Chacun est désormais dédié à un business, de manière à personnaliser la fonction et pour que les opérationnels puissent toujours avoir accès au même contact. « Les juristes ne doivent pas être des pompiers chargés d’éteindre les incendies, mais ils doivent être à l’initiative de solutions pour favoriser le business. Ils ont un rôle clé à jouer dans un groupe et doivent donc adopter un langage clair, direct, précis et compréhensible », soutient-elle avec conviction.

Son équipe intervient en droit des sociétés, en corporate, en droit commercial, en droit des contrats, en IP et bien sûr en compliance et gouvernance. Elle travaille d’ailleurs actuellement à l’optimisation de son programme de compliance (Sapin 2 et RGPD) et souhaite mettre en place « des actions pérennes pour avancer de façon pragmatique ». Elle travaille en outre avec quelques cabinets et avocats en qui elle a toute confiance, comme Cleary Gottlieb et Mayer Brown (Jean-François Louit notamment) en corporate et Taj pour les questions fiscales.