Plus de quatre ans après leur arrivée en fanfare chez Mayer Brown, Jean-François Louit et Caroline Lan repassent dans une structure à pavillon français.

Ils viennent en effet d’intégrer le cabinet Gide comme associés. Ils sont accompagnés de deux collaborateurs : Vincenzo Feldmann et François Bossé-Cohic. « Au sein du département Fusions-acquisitions, nous apporterons notre savoir-faire sur les thématiques de package des dirigeants et des fondateurs, de plans d’incentive et d’actionnariat salarié dans le cadre d’opérations de private equity et d’introduction en Bourse, et plus généralement sur les questions de gouvernance et de rémunération des dirigeants », expliquent les nouveaux venus.

Un mouvement pertinent puisque l’équipe faisait régulièrement les frais de conflits d’intérêts dans le cabinet Mayer Brown, très marqué en private equity et très présent auprès des fonds d’investissement. « Le cabinet Gide offre une palette d’expertises très large qui nous permettra d’intervenir sur différents types de dossiers, qu’ils soient de capital investissement, de fusions-acquisitions ou en droit boursier », soutient Jean-François Louit. Et son associée d’ajouter qu’ils travailleront « avec des équipes qui présentent une pratique de premier plan que ce soit, par exemple, en droit fiscal, en financement, en droit social ou encore en droit immobilier ».

Au-delà de la marque Gide, internationalement reconnue, ce sont aussi des associés que le duo choisi de rejoindre. Si Caroline Lan en connaît déjà plusieurs puisqu’elle a débuté sa carrière dans le cabinet et qu’elle y retrouve des avocats qu’elle dit « profondément estimer », on ne manquera pas de noter que le binôme s’était fait remarquer aux côtés de Gide sur deux dossiers récents : le rachat du groupe April par CVC (Gide conseillait le vendeur Evolem et Mayer Brown intervenait côté managers) et la prise de participation majoritaire de Five Arrows dans Harvest (Gide conseillait l’acquéreur et Mayer Brown représentait Harvest et ses fondateurs. Cf LJA 1380). Le responsable corporate de Gide, Olivier Diaz, et Jean-François Louit avaient d’ailleurs répondu en commun aux questions de la rédaction sur le développement des PtoP dans lequel ce dernier expliquait qu’il était de plus en plus fréquent de voir « des sociétés cotées avoir recours à des outils payants pour leurs managers » Une tendance de fond qui justifie, là encore, le mouvement de l’équipe vers un cabinet très apprécié des groupes cotés.