Entrés en vigueur au moment de l’élection présidentielle, le 8 mai 2017, les décrets relatifs aux sociétés pluri-professionnelles d’exercice (SPE) sont venus parachever l’édifice de l’interprofessionnalité, renforcé par l’article 65 de la loi dite Macron. Les professionnels disposent désormais de plusieurs possibilités pour créer une structure interprofessionnelle avec d’autres professions du droit et du chiffre. Mais s’emparent-ils de toutes les options ?

« De nombreuses structures s’essayent à l’interprofessionnalité, mais il faut un véritable désir de travailler ensemble, avoir une vision commune et ne pas se contenter de partager uniquement de l’argent ou de la rentabilité », lance Gilles Camphort, associé du cabinet d’avocats Oratio, partenaire du cabinet d’expertise comptable Strego. Une union informelle, qui existe depuis l’origine du cabinet, en 1970, affranchie de tout « contractuel coercitif » et matérialisée seulement par une charte commune. Entre les deux cabinets les échanges sont constants. Professionnels du droit et du chiffre exercent dans les mêmes locaux. Gilles Camphort siège au comité de direction du groupe Strego. Il est par ailleurs leur conseil et les accompagne dans la structuration de leur développement. Il estime que le regard de ses confrères avocats sur l’interprofessionnalité a changé depuis 25 ans. « On disait à l’époque de nous que nous étions les “gratte-papier“ des experts-comptables. Aujourd’hui, notre organisation suscite plutôt des envies ».

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