Michel Frieh serait-il en train de reconstruire son ancienne équipe de Willkie Farr & Gallagher ? La question mérite d’être posée alors que ce dernier vient d’associer Karine Lenczner.

Diplômée de l’ESCP Europe (2002), l’avocate a passé plus de seize ans dans la firme américaine dans laquelle elle s’est construit une jolie réputation en corporate, notamment sur les opérations de private equity. Son arrivée au sein de la boutique Frieh Associés intervient tout juste un an après celle d’Emmanuel Scialom, lui aussi un ancien de Willkie Farr passé ensuite par Dentons (cf. LJA 1364), qui intervient sur des opérations de capital investissement, en mid et upper mid cap. Deux associés que Michel Frieh appelle « des wilkids » et qu’il considère comme « excellents dans des situations difficiles, nécessitant des mécaniques financières complexes et des réorganisations ».

Karine Lenczner était, depuis le printemps, hébergée dans les locaux de la boutique. S’étant parfaitement intégrée dans l’équipe, Michel Frieh lui avait proposé d’intervenir à ses côtés sur la réorganisation du capital de Primonial, dossier dans lequel il est le conseil historique de Bridgepoint (cf. LJA 1412). « Le courant est bien passé, nous partageons les mêmes valeurs de travail et faisons preuve de la même créativité », explique le fondateur. Et c’est durant les négociations de ce dossier qu’il lui a proposé de devenir la sixième associée de la structure.

Et la prochaine étape ? Continuer à recruter de nouveaux profils ? Pas forcément. « Notre prochain défi est de formaliser le réseau de cabinets d’avocats indépendants et spécialisés avec lesquels nous proposons aux clients un service unique et efficace pour la gestion de leurs problématiques », explique Michel Frieh. Deux ans après sa création, la boutique s’est déjà rapprochée de confrères très réputés comme Laurent Partouche et Marie-Hélène Raffin en tax, Vincent Drain du cabinet Artemont en droit public des affaires ou encore l’équipe de Versini-Campinchi Merveille & Colin en contentieux et droit pénal des affaires. Tout en restant chacun indépendants, les avocats s’allient sur un dossier pour offrir au client la meilleure offre technique possible. « On n’a jamais eu autant besoin d’avocats qui revendiquent leur liberté, c’est-à-dire ceux capables de conseiller leurs clients dans leur intérêt exclusif et non pour maximiser leurs fees », justifiait le fondateur lorsqu’il créait sa boutique. Et manifestement l’idée semble faire son chemin.