Deux cabinets sur la reprise de Toys ‘R’ Us France par Jellej jouets

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Le 8 octobre 2018, le tribunal de commerce d’Evry a retenu l’offre de reprise de la société Jellej Jouets détenue par le fonds Cyrus Capital, l’un des créanciers de la maison mère-américaine de Toys « R » Us, associé à l’enseigne française Picwic qui compte 25 magasins de jouets en France et à l’industriel Tony Lesaffre.

Jellej jouets a été choisi, par le tribunal de commerce d’Evry le 8 octobre dernier, pour reprendre la filiale française de Toys’R’Us.

Ce dernier, numéro un de la distribution de jouets en France avec 53 magasins, cherchait un repreneur depuis juillet dernier, après la mise en liquidation en mars des 735 magasins de l’enseigne aux États-Unis. L’offre qui a été retenue prévoit la reprise de 44 magasins sur 53 et de 1 036 des 1 167 salariés.

Le siège et l’entrepôt de Toys’R’Us seront conservés, ainsi que les emplois du siège et des magasins pendant vingt-quatre mois.

A cela s’ajoute, une enveloppe de plus de 120 millions d’euros pour la totalité de la reprise, dont une ligne de crédit de plus de 70 millions d’euros en plus du prix de cession afin de sécuriser les stocks pour la période de Noël (50 millions d’euros) et d’assurer la rénovation des magasins, la modernisation des systèmes informatiques et l’investissement dans le digital (20 millions d’euros).

Le tribunal de commerce d’Evry a tranché entre trois candidats, à savoir la FIB, fonds d’investissement spécialisé dans l’immobilier commercial, le fondateur et président du groupe Orchestra Pierre Mestre, soutenu par le fonds américain Pimco, et enfin la société Jellej jouets.

Cette dernière a été créée spécialement pour l’occasion par le fonds Cyrus Capital (90 %), un des créanciers de la maison-mère américaine de Toys’R’Us, associé à l’enseigne nordiste Picwic, qui compte 25 magasins en France, et à l’industriel Tony Lesaffre (10 %). Notons que le FIB a été choisi la semaine dernière pour reprendre Ludendo (La Grande Récré, 140 magasins en France). Le fonds Cyrus, dont le président, Steven Freidheim, n’est autre que le gendre de Tony Lesaffre, faisait partie du groupe de créanciers de Toys’R’Us pour l’Europe et l’Australie. Il souhaitait reprendre la société à la barre du tribunal et s’est rapproché de Picwic pour le projet industriel. Il avait également fait monter les enchères lors de la cession de la filiale ibérique de Toys’R’Us, sans remporter le dossier. L’issue de Toys’R’Us France est annoncée une semaine après que le tribunal de commerce de Paris ait scellé le sort de son concurrent La Grande Récré, en validant le plan de continuation de son PDG, soutenu par FIB, qui avait aussi fait une offre de reprise pour marier les deux réseaux sous l’enseigne La Grande Récré.

Vivien & Associés a représenté Jellej Jouets, avec Laurent Assaya, associé, et Grégoire Charlet en restructuring.

Jones Day l’a également assisté, avec David Swinburne, associé, Sylvain Kabeya et Kevin Bousset en corporate, Diane Sénéchal, associée, et Jessica Derocque, counsel, en financement, Eric Barbier de la Serre, associé, et Claire Lavin en droit de la concurrence, Emmanuel de la Rochethulon, associé, et Alexis Theologitis en fiscal, ainsi que Jean-Michel Bobillo, associé, et Gabriel Ferran sur les aspects de droit social.

Pardo et Associés a assisté Financière Immobilière Bordelaise (FIB), avec Olivier Pardo et Mickaël Benmussa, associés. Gibson Dunn a représenté Pierre Mestre, avec Jean-Pierre Farges, associé, et Charles Peugnet en restructuring, ainsi qu’Amanda Bevan-de Bernède, associée en financement, et Bertrand Delaunay, associé en corporate.

Orrick a conseillé Tru Taj et les autres actionnaires de Toys’R’US, avec Saam GolshaniAlexis Hojabr, associés, Alice Leonard sur les aspects corporate et restructuring, Frédéric Lalance, associé, et Emmanuel Avramesco sur certains aspects stratégiques, ainsi qu’Hélène Daher, associée, en social. Kirkland & Ellis les a également épaulés aux Etats-Unis.

De Pardieu Brocas Maffei a assisté Toys’R’US, avec Joanna Gumpelson, associée, et Salim Lemseffer pour les aspects de restructuration, Nadine Gelli, associée, et Sonia Bouaffassa, counsel, en fiscal, ainsi que Philippe Rozec, associé, Isabelle Dauzet et Louise Thiébaut en social.

 a conseillé le comité ad hoc des créanciers « DIP », avec Aymar de Mauléon, associé, Carole Nerguararian, counsel, et Pierre Fleuriot sur les aspects de restructuration, et Rhéa Christophilopoulos, counsel, en financement.