Publiée en avant-première par la LJA, la 6e édition de la Cartographie des directions juridiques 2018 vient de paraître. Revue des principaux enseignements d’un travail d’enquête minutieux mené, auprès de 283 directeurs juridiques, par Lexqi Conseil, en partenariat avec le Cercle Montesquieu et l’AFJE, ainsi qu’avec le parrainage de Gide et LexisNexis.

« La tendance de fond qui se dégage de tous les thèmes abordés dans cette nouvelle Cartographie est que le directeur juridique devient un acteur incontournable de la gestion du risque, tant juridique et organisationnel, que réputationnel, introduit Stéphane Puel, associé gérant du cabinet Gide. La montée en puissance de la fonction, qui se matérialise par une extension de son périmètre, une augmentation de ses responsabilités et un rattachement à la direction générale, démontre qu’il est le mieux armé pour régler les risques majeurs dans l’entreprise ». Le directeur juridique voit, en effet, son périmètre d’action s’élargir d’une année sur l’autre. Ses missions se diversifient particulièrement dans les domaines de la compliance et les données personnelles qui lui sont aujourd’hui majoritairement rattachés. Ce périmètre d’action s’étend même à l’international pour plus de 70 % du panel.

La reconnaissance du directeur juridique par l’entreprise est un autre marqueur de cette enquête. Plus de 66 % du panel déclare ainsi appartenir au comité de direction de l’entreprise, ce qui représente une progression de 3 % par rapport à la précédente édition de la Cartographie, publiée en 2016. De même, deux directions juridiques sur trois restent hiérarchiquement rattachées au président, directeur général et au secrétaire général de son entreprise. Toutefois, malgré une légère progression depuis 2016, le directeur juridique ne s’impose pas encore comme administrateur de sociétés en dehors du groupe où il exerce sa fonction. Seuls 7 % du panel serait ainsi concerné.

Enfin, la Cartographie confirme que les juristes effectuent des carrières moins linéaires. Si 60 % des directeurs juridiques possèdent une formation complémentaire à leurs études de droit initiales, plus de la moitié d’entre eux sont titulaires du Capa et/ou inscrits à un barreau étranger.

Un budget stable mais modeste pour la direction juridique

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