Directrice juridique du groupe Figaro depuis treize ans, Bénédicte Wautelet a aussi été avocate pendant quinze ans dans un cabinet du Magic Circle. Portrait.

Biographie : 

1990 : diplômée du magistère de juriste d’affaires de l’Université de Paris II
1991 : débuts chez Slaughter and May
2006 : débuts au sein du Groupe Figaro

Depuis quelques années, pour entrer dans les locaux des grands quotidiens nationaux, il faut montrer patte blanche. Une fois passé le détecteur de métaux, on monte au cinquième étage de l’immeuble du Figaro, boulevard Haussmann. La direction juridique occupe une partie du bâtiment en façade. Une toute petite partie, car l’immeuble est vaste – il héberge mille personnes – et les juristes n’y sont que cinq, épaulés par trois assistantes. Bénédicte Wautelet, la directrice, occupe un bureau tout au bout du couloir.

La fenêtre entrouverte laisse pénétrer le soleil et le tumulte de l’avenue. On prend place à la petite table ronde, sous un grand portrait de Clint Eastwood – la une d’un numéro du Figaro Magazine. « Je l’ai dénichée à la régie », raconte-t-elle, comme les deux unes du Figaro Madame, qui décorent elles aussi le bureau. Bénédicte Wautelet, elle, tourne le dos à l’acteur – on s’est adjugé la meilleure place –, elle a posé un bloc-notes devant elle, un stylo gris entre ses doigts, et attend avec un sourire doux. Elle n’est pas du genre à se livrer plus que le nécessaire, ça se sent. On se dit qu’elle aurait peut-être pu être psychologue, tant elle s’est mise d’emblée en position d’écoute, alors même qu’on vient lui poser des questions. C’est un peu désarçonnant. Mais elle dégage quelque chose de terriblement bienveillant.

Ce contenu est réservé à nos abonnés !

 

Inscrivez-vous et profitez de 15 jours offerts.
Sans engagement, sans carte bancaire

LJA, L'ESSENTIEL ET L'EXPERTISE DU DROIT DES AFFAIRES