L’objectif de créer un cabinet d’avocats international, composé d’associés formés dans des structures globales et entièrement dédiés à l’Afrique, avec une présence effective dans les places économiques stratégiques du continent, est en passe d’être atteint.

En six mois et quasiment sans aucune communication, Asafo & Co est devenu une marque de référence pour l’ensemble des opérations juridiques complexes sur le continent africain, dans des secteurs comme l’énergie, les infrastructures, les ressources naturelles et les télécoms.

Le cabinet intervient auprès d’une clientèle composée de grands groupes industriels internationaux, de fonds de private equity, de fonds d’infrastructure, d’institutions financières, de champions africains et d’états africains.

Une réussite qui tient bien sûr à Pascal Agboyibor qui, à la suite de son départ d’Orrick, a su reconstituer le meilleur de ses troupes autour de lui. à Paris, le cabinet comprend désormais sept associés dont Sébastien Gaudu, Bob Bastos, Adrien Guidet, Simon Ratledge qui ont récemment été rejoints par Jacob Grierson, chargé de développer une pratique en arbitrage international, et par Emmanuel Avramesco, qui intervient sur les contentieux complexes internationaux.

« L’équipe est composée d’une vingtaine d’avocats à Paris, tous dédiés à l’Afrique. Ils travaillent en parfaite intégration avec les équipes qui sont installées dans nos bureaux africains. En tout, le cabinet compte actuellement une cinquantaine d’avocats. Mais notre ambition est de rapidement doubler de taille », annonce Pascal Agboyibor, non sans une certaine fierté.

Sur le continent, Asafo & Co a vocation à mailler le territoire du nord au sud et de l’ouest à l’est. Il est d’ores et déjà implanté à Abidjan (avec une quinzaine de conseils juridiques, qui exerçaient tous auparavant chez Orrick), à Johannesbourg (avec Philip Webster, arrivé en juin dernier) et, depuis la semaine dernière, à Casablanca (avec l’arrivée de Patrick Larrivé et de son équipe dédiée au private equity et au m&a. cf LJA 1411).

Asafo & Co aurait également des projets d’ouverture à Nairobi, au Kenya, avec un bureau qui compterait une quarantaine d’avocats, mais également, sans doute un peu plus tard, dans d’autres grandes places économiques comme Lagos. L’expansion est présentée comme étant maîtrisée. « Nous allons vite, mais nous prenons le maximum de précautions pour nous assurer de la crédibilité et du sérieux des équipes locales », insiste le fondateur.

Et l’on sent dans son discours que celui que l’on présente comme l’un des avocats d’Afrique les plus influents, est en train d’accomplir son rêve : créer le premier cabinet africain.