Arnauld Achard quitte Orrick pour DS Avocats

Paru dans La Lettre des Juristes d'Affaires n°1397 du 20 mai 2019

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Arnauld Achard vient de rejoindre le cabinet français DS Avocats comme associé en financement. Accompagné de son collaborateur Marius Attindogbe, il intègre le département Sociétés pour développer la pratique en droit bancaire et financier.

Il intervient pour le compte d’une clientèle de grands groupes français et internationaux qu’il accompagne en matière de marchés de capitaux, produits dérivés ainsi qu’en réglementaire. Parmi les grands clients qu’on lui connaît, on citera le groupe Veolia Environnement, Rallye, RATP ou encore Technip. Mais sa pratique ne s’arrête pas là – et c’est bien l’originalité de l’avocat. Ayant des origines béninoises, Arnauld Achard a toujours cherché à concilier sa pratique des financements structurés avec un positionnement africain. Il accompagne d’ailleurs le ministère de l’économie et des Finances du Royaume du Maroc depuis 2002 sur l’ensemble de ses émissions sur les marchés internationaux. Et son parcours est le reflet de cet attachement.

Diplômé de Paris II et de l’IEP de Paris (1991), il a débuté sa carrière chez Clifford Chance en 1993 dont il est nommé counsel en 2001 après avoir été détaché à Londres pendant deux ans. En 2003, Simmons & Simmons lui propose l’association et il devient responsable du département Finances. En 2011, il rejoint le canadien Fasken Martineau tout juste implanté à Paris. Mais l’aventure ne dure qu’un temps et en 2013, grâce à son ami Pascal Agboybor, il rejoint les équipes parisiennes d’Orrick. Il succède ainsi à Louis de Longeaux et à Richard Parolai, ayant tout juste quitté la firme. Il développe alors son activité auprès des corporates, alors que le département financier a plutôt cherché à renforcer son positionnement auprès des établissements financiers en recrutant notamment Hervé Touraine en 2016. Et cette divergence de positionnement explique, en partie bien sûr, son récent départ.

« Je rejoins aujourd’hui une structure française où je retrouve d’anciens associés de firmes internationales où j’ai exercé et qui prône des valeurs d’intérêt collectif et de partage », explique-t-il. Et de noter l’atout non négligeable du cabinet qui est historiquement positionné vers l’international : « il comporte des desks composés d’avocats de diverses nationalités inscrits à des barreaux étrangers pour accompagner les projets d’implantation et de développement dans le monde entier. De plus, la structure est implantée dans divers pays particulièrement intéressants pour mon activité comme le Canada, l’Amérique latine, sans oublier le Sénégal ou encore la Chine et Singapour ». Le privilège de l’international et la gestion française.