Le Cercle Montesquieu a organisé le 15 novembre dernier à la Maison Champs-Élysées à Paris une conférence autour de la nécessité pour les directeurs juridiques de transformer leur département juridique en centre de profit. Explications et témoignages à l’appui.

Ce n’est pas nouveau : depuis quelques années déjà, le juriste a troqué sa réputation de simple parapheur de contrats pour devenir un véritable business partner au sein de l’entreprise, ayant voix au chapitre concernant la plupart des réflexions stratégiques et organisationnelles. ce qui l’est davantage, selon Stéphane collinet, directeur juridique pour l’Europe du sud de CIT Group et administrateur du cercle Montesquieu, c’est cette nouvelle « tendance » consistant pour les directeurs juridiques européens à tenter de transformer leur direction en centre de profit.
Une organisation ad hoc

L’idée ? Identifier et recouvrer toute somme due à leur entreprise au titre d’indemnités, pénalités ou autres recouvrements de créances, d’origine contractuelle ou délictuelle, en mettant en place une organisation ad hoc au sein du groupe (comités, reportings…). « Les directeurs juridiques sont challengés en permanence sur le coût de revient de leurs activités au sein de l’entreprise, observe-t-il. Ils sont bien souvent davantage perçus comme des centres de coûts que comme des créateurs de valeur. Leur but est donc aujourd’hui de pouvoir rapporter plus d’argent à l’entreprise qu’ils n’en coûtent. » […]

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