Maria Trabucchi ©Benjamin Louis
Maria Trabucchi ©Benjamin Louis

Rétrospective 2016. Après plusieurs années chez Freshfields à Paris, Maria Trabucchi a décidé en janvier 2016 de rejoindre le cabinet BDGS, accompagnée de l’associé Jérôme Fabre et de la collaboratrice Giuliana Galbiati (LJA n° 1238). Elle y anime désormais la pratique Concurrence aux côtés d’Antoine Gosset-Grainville, et entend bien parvenir à faire de la structure un acteur incontournable en la matière.

Quelles sont les raisons qui vous ont poussée à quitter Freshfields pour BDGS ?
Maria Trabucchi : Après avoir échangé avec les associés fondateurs de BDGS, j’ai immédiatement été séduite par leur proposition de rejoindre une boutique dont le modèle m’a semblé parfaitement en phase avec son temps. Ce modèle repose notamment sur une forte implication des associés, mais aussi sur des équipes plus resserrées et plus senior sur les dossiers. On a pu ressentir, ces dernières années, une réticence de la part des clients à voir arriver sur leurs dossiers des équipes d’avocats pléthoriques, et le désir d’évoluer vers une relation plus directe et immédiate avec leur conseil. Ce constat s’applique notamment aux sujets relevant du droit de la concurrence, qui du fait de leurs enjeux importants requièrent un intuitu personae fort entre le client et son avocat. Par ailleurs, au-delà de l’aspect conseil, seul ce type de cabinet peut désormais offrir une véritable adaptabilité dans la relation client, notamment pour ce qui concerne les honoraires. La taille du cabinet et la grande proximité des associés permet également une gestion plus pragmatique d’éventuels conflits d’intérêts. Après de nombreuses années passées dans des structures anglo-saxonnes, je pense avoir aujourd’hui trouvé l’alchimie et le modèle qui correspondaient à ce que je recherchais pour cette nouvelle étape de ma carrière.

Lors de votre départ, on a beaucoup parlé du fait que Freshfields perdait la seule femme associée de son bureau de Paris. Comment l’avez-vous perçu ?
M. T. : Je ne pense pas qu’il faille avoir une approche uniquement statistique en la matière. En réalité, Freshfields a toujours eu une politique très proactive sur la diversité au niveau mondial. Personnellement, le fait d’être la seule femme associée du bureau de Paris chez Freshfields n’a jamais été source de difficultés.

Comment vos clients ont-ils réagi à votre arrivée chez BDGS ?
M. T. : Tous m’ont confortée dans cette évolution qui correspond au type de relations qu’eux-mêmes souhaitent mettre en place avec leurs avocats. Ils ont été très réceptifs et intéressés par l’émergence et l’ascension de ce nouvel acteur sur le marché français. Cela laisse augurer, je l’espère, d’une belle réussite…

Quels sont vos objectifs concernant le développement de votre pratique au sein du cabinet ?
M. T. : Antoine Gosset-Grainville a toujours eu l’ambition d’avoir au sein de BDGS une pratique Concurrence qui couvre non seulement les aspects transactionnels mais aussi le contentieux. Notre objectif est donc de renforcer notre pratique en ce qui concerne les enquêtes, et plus largement le contentieux de la concurrence. Nous souhaitons montrer à nos clients que nous sommes en mesure de les assister dans tous les domaines du droit de la concurrence.

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