LPA et CGR Legal unissent leurs forces

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LPA CGR ©Benjamin Louis
LPA CGR ©Benjamin Louis

Rétrospective 2016. L’année 2016 aura été marquée par un mouvement de taille sur le marché des cabinets d’affaires hexagonaux : la fusion de Lefèvre Pelletier & Associés (LPA) et de CGR Legal, donnant naissance à LPA CGR, l’un des dix premiers cabinets français (LJA n° 1239).

Dix bureaux à l’étranger, 180 avocats dont une quarantaine d’associés, un chiffre d’affaires de 44 millions d’euros… C’est avec le sourire que les associés des cabinets fusionnés Lefèvre Pelletier & Associés (LPA), particulièrement reconnu dans le secteur de l’immobilier, et CGR Legal, dont la renommée repose principalement sur le domaine des énergies renouvelables, révèlent ces chiffres. « L’idée de ce rapprochement était triple, affirme Christophe Jacomin, membre du comité exécutif de LPA. Nous souhaitions atteindre une taille critique sur le marché français, proposer des équipes pluridisciplinaires élargies, notamment en corporate, et capitaliser sur le leadership de CGR sur l’énergie, qui est très complémentaire du nôtre en immobilier. » « Les projets de nos clients nous encourageaient à nous développer à l’international, ajoute Philippe Raybaud, en charge de la gestion de CGR Legal. Nous souhaitions en outre renforcer nos équipes, notamment en M&A, fiscal et social. Le faire seul demande beaucoup d’énergie, c’est pourquoi cette fusion nous est apparue comme le meilleur moyen pour répondre rapidement à nos besoins. »

Martine Blanck Dap, présidente de LPA, souligne un « sentiment de complémentarité quasi immédiat ». Le rapprochement, quant à lui, s’est étalé sur près d’un an : « Nous nous sommes mis d’accord en décembre dernier sur un protocole fixant les principes de la fusion, puis il a fallu ensuite préparer la fusion juridique en réorganisant notamment notre capital social, en fixant les parités… explique l’associée. Pendant ce temps, nos équipes avaient déjà commencé à travailler ensemble, notamment en immobilier, IP/IT et dans les énergies. Ce temps de “fiançailles” a été utile car il a permis de mettre en place une nouvelle organisation pérenne et de pouvoir ainsi approuver le traité de fusion à l’unanimité en juillet dernier. » « Si l’on avait attendu que tout soit fait pour communiquer sur la fusion, nous aurions potentiellement dû gérer des risques de fuites et d’incompréhension de la part de nos clients », estime pour sa part Philippe Raybaud. Au niveau de la gouvernance, un directoire composé des trois associés gérants a été mis en place, assisté par un comité exécutif de cinq membres (quatre associés LPA et un associé CGR). Enfin, les équipes ont été réunies sur un seul site, à savoir l’adresse de LPA, sur l’avenue des Champs-Élysées.

Aujourd’hui, LPA CGR se positionne comme l’un des principaux cabinets français jouissant d’un fort développement à l’international – LPA a d’ailleurs ouvert trois nouveaux bureaux en 2016, à Tokyo, à Dubaï et au Cameroun. Une véritable valeur ajoutée selon les trois associés gérants, qui mettent également en exergue l’offre pluridisciplinaire de la structure, la parité hommes-femmes et la moyenne d’âge des avocats, de 42 ans environ. « Notre cabinet rassemble beaucoup de jeunes associés qui partagent un esprit de développement et de conquête assez fort, assure Christophe Jacomin. C’est un cabinet moderne qui a su se renouveler. » L’objectif pour 2017 ? Poursuivre le développement en France et à l’étranger et faire valoir les synergies entre les deux équipes, notamment du côté de l’Afrique et du Moyen-Orient dans le secteur des énergies. Mais pour le moment, consolider les équipes et les bureaux en place reste la priorité.