À partir de quoi se construit une légitimité ? À partir de quand nous sentons-nous légitimes à exercer notre métier, conseiller, créer, enseigner, diriger, former, manager ? Que nous manque-t-il pour agir, monter un projet, sans nous sentir entravés par la question de la légitimité ?

Diplômes. Les critères de la légitimité sont multiples : il y a bien sûr les diplômes. Combien de fois le sceau d’une grande école ou d’une université – française ou américaine – prestigieuse suffit-il à nous convaincre de la légitimité du candidat, d’un prestataire ou d’un partenaire ? Combien de fois l’évocation des études suffit-elle à signer un chèque en blanc – bien à tort parfois – à notre interlocuteur ?

Expérience. Pour certains, les diplômes ne suffisent pas. Pour légitimer la fonction ou la mission, il est indispensable d’apporter son expérience. Combien d’entre nous pensent sincèrement consolider leur appel d’offres avec une « liste d’expériences » ? Très « génération X » diront certains !

Compétences. Mais pour d’autres, ce sont les compétences, les aptitudes et les résultats obtenus qui prévalent pour prétendre à la légitimité. Ce sont des critères plus anglo-saxons et plus « génération Y ». Peu importe l’âge, pourvu que les résultats et les qualités ou talents soient là.

Réseau. Pour d’autres, la légitimité repose sur le réseau et les recommandations…

En résumé, les critères dépendent beaucoup des métiers, des univers et du type et de la pyramide des âges de la population concernée. Quant à nous, en fonction de notre éducation et de notre personnalité, nous attendons – en dehors de ces critères – parfois (trop) longtemps la permission pour agir ou être. À chacun de prendre ses responsabilités, de regarder ce qui est nécessaire pour soi, pour assurer et entretenir sa légitimité au sein de son environnement.

 

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