L’heure de la rentrée a sonné !

Phénomène bien français s’il en est, la rentrée scolaire  suit un mois d’août où tout semble s’arrêter. Septembre s’annonce alors comme un retour brutal au quotidien, source de stress et d’angoisses pour certains.
Rentrée des classes avec ses nouveaux enjeux, ses nouveaux profs et ses nouveaux camarades de classe. Rentrée sociale avec son cortège de revendications plus ou moins réalistes ou nouvelles. Rentrée du Parlement qui va se remettre en marche…personne n’échappe à la rentrée !

Et la rentrée, en France, c’est en quelque sorte le nouvel an.….

Or, tout recommencement provoque questionnement et réflexion sur son mode de vie et ses envies.

Entre retour au quotidien et à une certaine forme de routine, d’une part, et nouvelles perspectives, d’autre part, la rentrée est synonyme de transformations, le plus souvent silencieuses.

En nous extrayant de notre quotidien, nous nous ouvrons à de nouvelles perspectives

Au retour des vacances, chacun revient à la fois identique et changé, reprenant le cours de sa vie, sans être tout à fait le même pour autant.

Nous sommes un peu désorientés et il nous faut nous recaler. La rentrée tient alors plus de la transition que de l’instantané: il nous faut du temps pour se remettre au diapason et reprendre pied dans la réalité de notre quotidien.

Ce sentiment de flottement et ce besoin de se reconnecter à la réalité propres à la rentrée ne semblent pas pouvoir s’expliquer uniquement par la durée des vacances.

Alors, que se passe-t-il donc de si particulier pendant les vacances d’été?

Vacances d’été riment avec ruptures : rupture des habitudes, des besoins, des contraintes et surtout des priorités.

En effet, la priorité n’est plus de savoir si nous serons à la hauteur de telle ou telle attente de notre chef ou de notre client, mais de savoir qui sera là pour partager l’apéro, à quelle heure partir marcher en montagne, qui fera le plus beau château de sable ou qui sera de la partie de raquettes ou de pétanque qui rythment les vacances

En réévaluant nos priorités, nous prenons du recul sur nos habitudes, sur les évidences et sur les contraintes vécues au quotidien.

Il ne nous est alors plus possible de considérer le monde de la même façon.

Pas de retour en arrière possible pour celui qui revient de vacances : en s’extrayant de son quotidien, il s’est ouvert à de nouvelles perspectives.

Remettre les pendules à l’heure

C’est par cette rupture avec la routine, par cette virginisation de notre regard sur le quotidien que nous pouvons nous fixer de nouveaux objectifs, tracer de nouveaux plans et renoncer à certaines situations que nous ne supportions que depuis trop longtemps.

La rentrée, c’est l’heure des bilans. Les vacances révèlent les insatisfactions, les épuisements, les pertes de sens, les peurs d’échouer ou de ne plus arriver à être à la hauteur…

Bref, les vacances nous incitent à remettre les pendules à l’heure, à reconsidérer nos priorités et à changer ce qui doit être changé.

Le retour au quotidien: retour à la routine ou opportunité de changements ?

Révélateur de notre quotidien, les vacances nous incitent donc à prendre les décisions que nous avions repoussées jusque là, laissant les journées se succéder avec une routine aussi rassurante qu’angoissante.

Dès lors, le retour au quotidien apparaît comme un risque de retourner dans une routine, alors même que nous dont nous venons tout juste de prendre conscience à quel point il est important de ne pas y sombrer à nouveau.

Pour autant, nous savons fort bien dans notre for intérieur que notre quotidien est nécessairement empreint d’une grande partie de routine. Et celle-ci est d’ailleurs souhaitable, car tout organisme vivant a besoin d’une certaine d’homéostasie pour vivre et se développer : on ne peut en effet pas tout changer tout le temps sans provoquer d’instabilité.

La difficulté consiste donc à accepter une part de routine identique à celle de l’année précédente, tout en y apportant les changements souhaités.

Il s’agit ni plus ni moins que de reprendre sa vie en mains, ne plus subir et redevenir « le capitaine » de sa vie, comme le disait si justement Nelson Mandela.

C’est ce qui explique l’afflux de nouveaux dossiers de divorces au retour des vacances, les nombreux débuts de bilans de compétences, les recherches de nouveaux postes, les démissions (sans même avoir trouvé de nouveau poste) et, plus généralement, toutes les mises en œuvre de décisions de changement mûries pendant les vacances et qui trouvent leur concrétisation au moment de la rentrée.

Alors, entre routine et changements, entre confort (de la routine) et inconfort (du changement), entre perspectives (liées au changements) et peurs (de passer à côté de sa vie), je voudrais partager avec vous deux citations que je trouve éclairantes.

La première, de Karine Tuil,  évoque l’enjeu de nos choix dans la conduite de notre vie : « La plupart des gens préfèrent le confort à la prise de risque (…) parce qu’ils ont peur du changement et de l’échec, alors que la plus grande des peurs devrait être celle d’une vie gâchée« .

La seconde, connue sous le nom de prière de Marc Aurèle (empereur Romain 121-180 ap. J.C.), concerne les clés pour y parvenir: « Donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux, et la sagesse d’en connaître la différence« .

Inspirées et inspirantes, elles vous aideront, je l’espère, à aborder en douceur cette nouvelle rentrée que je vous souhaite audacieuse de projets et riche de transformations bénéfiques dans vos vies…

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William Cargill
Energique, passionné et entrepreneur dans l’âme, William aime innover, sortir des sentiers battus et développer le potentiel humain. Particulièrement au fait de la spécificité du métier d’avocat (qu’il a exercé), William a pu mesurer, au travers de son parcours d’Avocat d’affaires, de chasseur de têtes, de coach et de formateur, l’importance de l’Humain dans le monde professionnel. Depuis plus de quinze années, William accompagne ses clients, en France et à l’étranger, avec pour objectif que son intervention leur permette de franchir une étape, de retrouver du confort et de développer leur potentiel. Attaché aux notions de sens et d’équilibre, il est le fondateur de Deinceps (www.deinceps.com), cabinet d’accompagnement dédié aux avocats et aux dirigeants. Formé au coaching à HEC Paris et au coaching des Organisations par François Vergonjeanne (méthode TOB), William est particulièrement sensible aux sujets touchant aux transitions. William aime voyager (notamment en Afrique), établir des ponts entre les gens et les cultures, la philosophie et pratique la plongée sous-marine.