Les directions juridiques sont impactées par 3 grandes tendances aujourd’hui, le VTC : valeur, technologie, collaboratif. Comment peuvent-elles s’adapter ?

1. Valeur
– démontrer la valeur ajoutée par la fonction juridique au reste de l’entreprise, notamment à la direction générale ;
– définir la proposition de valeur (messages-clés) que la fonction juridique souhaite apporter soit via des ressources internes, soit via des ressources externes, ce qui implique de mesurer la contribution de chacun en termes de valeur, notamment grâce à des indicateurs de performance ;
– identifier les tâches qui peuvent être réallouées en fonction de la valeur ajoutée nécessaire : push down, push away, push out, digitize it, stop it.
– segmenter les cabinets d’avocats d’affaires selon les sujets et la valeur ajoutée qu’ils apportent ;
– optimiser le dimensionnement de l’équipe juridique pour améliorer l’effet de levier et permettre à chacun d’apporter la valeur ajoutée qui correspond à son niveau d’expertise et d’expérience.

2. Technologie
– identifier l’impact du digital sur le métier notamment au sein de la chaîne de création de valeur : nouveaux business model, e-business… ;
– identifier les nouveaux domaines du droit liés aux innovations technologiques : data privacy, droit des robots, droits des nouvelles technologies… ;
– utiliser le digital pour améliorer l’efficience de la direction juridique :
a) avec des nouveaux outils pour le knowledge management (ex : contrathèques), Enterprise legal management, Big Data, Intelligence artificielle (IA) ;
b) renforcer le e-learning… ;
c) améliorer le processus contractuel par la génération automatique de contrats types, via la signature électronique.

3. Collaboratif
– identifier les axes d’amélioration de la relation avec l’ensemble des parties prenantes du juriste : en interne avec les opérationnels, les financiers, les consultants internes de l’entreprise ; en externe avec les conseils comme les avocats, les legal providers… ;
– renforcer les compétences en gestion de projets juridiques pour coordonner l’ensemble des parties prenantes ;
– développer la planification du travail juridique en renforçant la relation avec les opérationnels pour anticiper.

Les directions juridiques sont à l’aube de changements majeurs tant leur métier et l’environnement évoluent vite. Comme le décrit Richard Susskind1, à l’avenir le juriste pourra être legal knowledge engineer, legal hybrid, legal project manager, legal data scientist, legal risk manager… Tout un champs de possibles qui s’ouvre aux directions juridiques.

(1) Discours de clôture du ICW Summit, Paris, octobre 2016.

 

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